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Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale

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  1. Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale telle qu’amendée par le Protocole de 2010

Textes et sources officielles

Protocole

Convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale telle qu’amendée par le Protocole de 2010

En vigueur pour la France

Texte français officiel intégral - Convention telle qu’amendée par le Protocole de 2010

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Sommaire du texte
  1. Article 1 - Objet de la Convention et personnes visées
  2. Article 2 - Impôts visés
  3. Article 3 - Définitions
  4. Article 4 - Dispositions générales (1)
  5. Article 5 - Echange de renseignements sur demande
  6. Article 6 - Echange automatique de renseignements
  7. Article 7 - Echange spontané de renseignements
  8. Article 8 - Contrôles fiscaux simultanés
  9. Article 9 - Contrôles fiscaux à l'étranger
  10. Article 10 - Renseignements contradictoires
  11. Article 11 - Recouvrement des créances fiscales
  12. Article 12 - Mesures conservatoires
  13. Article 13 - Documents accompagnant la demande
  14. Article 14 - Délais
  15. Article 15 - Privilèges
  16. Article 16 - Délais de paiement
  17. Article 17 - Notification de documents
  18. Article 18 - Renseignements à fournir par l'Etat requérant
  19. Article 19 - Supprimé (2)
  20. Article 20 - Suite réservée à la demande d'assistance
  21. Article 21 - Protection des personnes et limites de l'obligation d'assistance (3)
  22. Article 22 - Secret
  23. Article 23 - Procédures
  24. Article 24 - Mise en œuvre de la Convention
  25. Article 25 - Langues
  26. Article 26 - Frais
  27. Article 27 - Autres accords et arrangements internationaux
  28. Article 28 - Signature et entrée en vigueur de la Convention
  29. Article 29 - Application territoriale de la Convention
  30. Article 30 - Réserves
  31. Article 31 - Dénonciation
  32. Article 32 - Dépositaires et leurs fonctions

Série des traités européens - n° 127
Convention concernant l'assistance administrative mutuelle en matière fiscale
telle qu'amendée par le Protocole de 2010 *
Strasbourg, 25.I.1988
Préambule
Les Etats membres du Conseil de l'Europe et les pays membres de l'Organisation de
Coopération et de Développement Economiques, (OCDE), signataires de la présente
Convention,
Considérant que le développement des mouvements internationaux de personnes, de
capitaux, de biens et de services – par ailleurs largement bénéfique – a accru les possibilités
d'évasion et de fraude fiscales, ce qui nécessite une coopération croissante entre les
autorités fiscales;
Prenant note avec satisfaction de tous les efforts déployés au cours des dernières années sur
le plan international, que ce soit à titre bilatéral ou multilatéral, pour lutter contre l'évasion et la
fraude fiscales;
Considérant qu'une coordination des efforts est nécessaire entre les Etats pour encourager
toutes les formes d'assistance administrative en matière fiscale, pour les impôts de toute
nature, tout en assurant une protection appropriée des droits des contribuables;
Reconnaissant que la coopération internationale peut jouer un rôle important en facilitant une
évaluation correcte des obligations fiscales et en aidant le contribuable à faire respecter ses
droits;
Considérant que les principes fondamentaux en vertu desquels toute personne peut, dans la
détermination de ses droits et obligations, prétendre à une procédure régulière doivent être
reconnus dans tous les Etats comme s'appliquant en matière fiscale et que les Etats
devraient s'efforcer de protéger les intérêts légitimes du contribuable, en lui accordant
notamment une protection appropriée contre la discrimination et la double imposition;
Convaincus dès lors que les Etats devraient prendre des mesures ou fournir des
renseignements en tenant compte de la nécessité de protéger la confidentialité des
renseignements ainsi que des instruments internationaux relatifs à la protection de la vie
privée et au flux de données de caractère personnel (1);
Considérant qu’un nouveau cadre de coopération s’est mis en place et qu’il est souhaitable
de disposer d’un instrument multilatéral pour permettre au plus grand nombre d’Etats de
bénéficier du nouveau cadre de coopération et également d’appliquer les normes
internationales de coopération les plus élevées dans le domaine fiscal; (2)
(*) Texte amendé conformément aux dispositions du Protocole d'amendement à la Convention (STCE
n° 208), à compter de son entrée en vigueur le 1er juin 2011.
Désireux de conclure une convention d'assistance administrative mutuelle en matière fiscale,
Sont convenus de ce qui suit:
Chapitre I – Champ d'application de la Convention

Article 1 - Objet de la Convention et personnes visées

1 Les Parties s'accordent mutuellement, sous réserve des dispositions du chapitre IV, une
assistance administrative en matière fiscale. Cette assistance couvre, le cas échéant, des
actes accomplis par des organes juridictionnels.
2 Cette assistance administrative comprend:
a l'échange de renseignements, y compris les contrôles fiscaux simultanés et la
participation à des contrôles fiscaux menés à l'étranger;
b le recouvrement des créances fiscales y compris les mesures conservatoires; et
c la notification de documents.
3 Une Partie accordera son assistance administrative, que la personne affectée soit un résident
ou un ressortissant d'une Partie ou de tout autre Etat.

Article 2 - Impôts visés

1 La présente Convention s'applique:
a aux impôts suivants:
i impôts sur le revenu ou les bénéfices,
ii impôts sur les gains en capital qui sont perçus séparément de l'impôt sur le revenu
ou les bénéfices,
iii impôts sur l'actif net,
qui sont perçus pour le compte d'une Partie; et
b aux impôts suivants:
i impôts sur le revenu, les bénéfices ou les gains en capital ou l'actif net qui sont
perçus pour le compte des subdivisions politiques ou des collectivités locales d'une
Partie,
ii cotisations de sécurité sociale obligatoires dues aux administrations publiques ou
aux organismes de sécurité sociale de droit public, et
iii impôts d'autres catégories, à l'exception des droits de douane, perçus pour le
compte d'une Partie, à savoir:
A impôts sur les successions ou les donations,
B impôts sur la propriété immobilière,
C impôts généraux sur les biens et services, tels que taxes sur la valeur ajoutée
ou impôts sur les ventes,
D impôts sur des biens et services déterminés, tels que droits d'accises,
E impôts sur l'utilisation ou la propriété des véhicules à moteur,
F impôts sur l'utilisation ou la propriété de biens mobiliers autres que les
véhicules à moteur,
G tout autre impôt;
iv impôts des catégories visées à l'alinéa iii ci-dessus, qui sont perçus pour le compte
des subdivisions politiques ou des collectivités locales d'une Partie.
2 Les impôts existants auxquels s'applique la présente Convention sont énumérés à l'annexe A
selon les catégories mentionnées au paragraphe 1.
3 Les Parties communiquent au Secrétaire Général du Conseil de l'Europe ou au Secrétaire
Général de l'OCDE (ci-après dénommés «Dépositaires») toute modification devant être
apportée à l'annexe A et résultant d'une modification de la liste mentionnée au paragraphe 2.
Ladite modification prendra effet le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de
trois mois après la date de réception de la notification par le Dépositaire.
4 La présente Convention s'applique aussi, dès leur introduction, aux impôts de nature
identique ou analogue qui seraient établis dans une Partie après l'entrée en vigueur de la
Convention à son égard et qui s'ajouteraient aux impôts existants énumérés à l'annexe A, ou
qui les remplaceraient. Dans ce cas, la Partie intéressée informera l'un des dépositaires de
l'introduction de ces impôts.
Chapitre II – Définitions générales

Article 3 - Définitions

1 Aux fins de la présente Convention, à moins que le contexte n'exige une interprétation
différente:
a les expressions «Etat requérant» et «Etat requis» désignent respectivement toute Partie
qui demande assistance administrative en matière fiscale et toute Partie à laquelle cette
assistance est demandée;
b le terme «impôt» désigne tout impôt ou cotisation de sécurité sociale, visé par la
présente Convention conformément à l'article 2;
c l'expression «créance fiscale» désigne tout montant d'impôt ainsi que les intérêts, les
amendes administratives et les frais de recouvrement y afférents, qui sont dus et non
encore acquittés;
d l'expression «autorité compétente» désigne les personnes et autorités énumérées à
l'annexe B;
e le terme «ressortissants», à l'égard d'une Partie, désigne:
i toutes les personnes physiques qui possèdent la nationalité de cette Partie, et
ii toutes les personnes morales, sociétés de personnes, associations et autres entités
constituées conformément à la législation en vigueur dans cette Partie.
Pour toute Partie qui fait une déclaration à cette fin, les termes utilisés ci-dessus devront être
entendus au sens des définitions contenues dans l'annexe C.
2 Pour l'application de la Convention par une Partie, toute expression qui n'y est pas définie a le
sens que lui attribue le droit de cette Partie concernant les impôts visés par la Convention, à
moins que le contexte n'exige une interprétation différente.
3 Les Parties communiquent à l'un des Dépositaires toute modification devant être apportée
aux annexes B et C. Ladite modification prendra effet le premier jour du mois qui suit
l'expiration d'une période de trois mois après la date de réception de la notification par le
Dépositaire.
Chapitre III – Formes d'assistance
Section I – Echange de renseignements

Article 4 - Dispositions générales (1)

1 Les Parties échangent, notamment comme il est prévu dans la présente section, les
renseignements vraisemblablement pertinents pour l’administration ou l’application de leurs
législations internes relatives aux impôts visés par la présente Convention.
2 Supprimé.
3 Une Partie peut, par une déclaration adressée à l'un des dépositaires, indiquer que,
conformément à sa législation interne, ses autorités peuvent informer son résident ou
ressortissant avant de fournir des renseignements le concernant en application des articles 5
et 7.

Article 5 - Echange de renseignements sur demande

1 A la demande de l'Etat requérant, l'Etat requis lui fournit tout renseignement visé à l'article 4
concernant une personne ou une transaction déterminée.
2 Si les renseignements disponibles dans les dossiers fiscaux de l'Etat requis ne lui permettent
pas de donner suite à la demande de renseignements, il doit prendre toutes les mesures
nécessaires afin de fournir à l'Etat requérant les renseignements demandés.

Article 6 - Echange automatique de renseignements

Pour des catégories de cas et selon les procédures qu'elles déterminent d'un commun
accord, deux ou plusieurs Parties échangent automatiquement les renseignements visés à
l'article 4.

Article 7 - Echange spontané de renseignements

1 Une Partie communique, sans demande préalable, à une autre Partie les informations dont
elle a connaissance dans les situations suivantes:
(1) Article amendé conformément aux dispositions du Protocole d'amendement (STCE n° 208).
a la première Partie a des raisons de présumer qu'il existe une réduction ou une
exonération anormales d'impôt dans l'autre Partie;
b un contribuable obtient, dans la première Partie, une réduction ou une exonération
d'impôt qui devrait entraîner pour lui une augmentation d'impôt ou un assujettissement à
l'impôt dans l'autre Partie;
c des affaires entre un contribuable d'une Partie et un contribuable d'une autre Partie sont
traitées par le biais d'un ou plusieurs autres pays, de manière telle qu'il peut en résulter
une diminution d'impôt dans l'une ou l'autre ou dans les deux;
d une Partie a des raisons de présumer qu'il existe une diminution d'impôt résultant de
transferts fictifs de bénéfices à l'intérieur de groupes d'entreprise;
e à la suite d'informations communiquées à une Partie par une autre Partie, la première
Partie a pu recueillir des informations qui peuvent être utiles à l'établissement de l'impôt
dans l'autre Partie.
2 Chaque Partie prend les mesures et met en œuvre les procédures nécessaires pour que les
renseignements visés au paragraphe 1 lui parviennent en vue de leur transmission à une
autre Partie.

Article 8 - Contrôles fiscaux simultanés

1 A la demande de l'une d'entre elles, deux ou plusieurs Parties se consultent pour déterminer
les cas devant faire l'objet d'un contrôle fiscal simultané et les procédures à suivre. Chaque
Partie décide si elle souhaite ou non participer, dans un cas déterminé, à un contrôle fiscal
simultané.
2 Aux fins de la présente Convention, on entend par contrôle fiscal simultané un contrôle
entrepris en vertu d'un accord par lequel deux ou plusieurs Parties conviennent de vérifier
simultanément, chacune sur son territoire, la situation fiscale d'une ou de plusieurs personnes
qui présente pour elles un intérêt commun ou complémentaire, en vue d'échanger les
renseignements ainsi obtenus.

Article 9 - Contrôles fiscaux à l'étranger

1 A la demande de l'autorité compétente de l'Etat requérant l'autorité compétente de l'Etat
requis peut autoriser des représentants de l'autorité compétente de l'Etat requérant à assister
à la partie appropriée d'un contrôle fiscal dans l'Etat requis.
2 Si la demande est acceptée, l'autorité compétente de l'Etat requis fait connaître aussitôt que
possible à l'autorité compétente de l'Etat requérant la date et le lieu du contrôle, l'autorité ou
le fonctionnaire chargé de ce contrôle, ainsi que les procédures et conditions exigées par
l'Etat requis pour la conduite du contrôle. Toute décision relative à la conduite du contrôle
fiscal est prise par l'Etat requis.
3 Une Partie peut informer l'un des Dépositaires de son intention de ne pas accepter, de façon
générale, les demandes visées au paragraphe 1. Cette déclaration peut être faite ou retirée à
tout moment.

Article 10 - Renseignements contradictoires

Si une Partie reçoit d'une autre Partie des renseignements sur la situation fiscale d'une
personne qui lui paraissent en contradiction avec ceux dont elle dispose, elle en avise la
Partie qui a fourni les renseignements.
Section II – Assistance en vue du recouvrement

Article 11 - Recouvrement des créances fiscales

1 A la demande de l'Etat requérant, l'Etat requis procède, sous réserve des dispositions des
articles 14 et 15, au recouvrement des créances fiscales du premier Etat comme s'il s'agissait
de ses propres créances fiscales.
2 Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent qu'aux créances fiscales qui font l'objet d'un
titre permettant d'en poursuivre le recouvrement dans l'Etat requérant et qui, à moins que les
Parties concernées n'en soient convenus autrement, ne sont pas contestées. Toutefois, si la
créance concerne une personne qui n'a pas la qualité de résident dans l'Etat requérant, le
paragraphe 1 s'applique seulement lorsque la créance ne peut plus être contestée, à moins
que les Parties concernées n'en soient convenus autrement.
3 L'obligation d'accorder une assistance en vue du recouvrement des créances fiscales
concernant une personne décédée ou sa succession est limitée à la valeur de la succession
ou des biens reçus par chacun des bénéficiaires de la succession selon que la créance est à
recouvrer sur la succession ou auprès des bénéficiaires de celle-ci.

Article 12 - Mesures conservatoires

A la demande de l'Etat requérant, l'Etat requis prend des mesures conservatoires en vue du
recouvrement d'un montant d'impôt, même si la créance est contestée ou si le titre exécutoire
n'a pas encore été émis.

Article 13 - Documents accompagnant la demande

1 La demande d'assistance administrative, présentée en vertu de la présente section, est
accompagnée:
a d'une attestation précisant que la créance fiscale concerne un impôt visé par la présente
Convention et, en ce qui concerne le recouvrement, que, sous réserve de l'article 11,
paragraphe 2, elle n'est pas ou ne peut être contestée,
b d'une copie officielle du titre permettant l'exécution dans l'Etat requérant, et
c de tout autre document exigé pour le recouvrement ou pour prendre les mesures
conservatoires.
2 Le titre permettant l'exécution dans l'Etat requérant est, s'il y a lieu et conformément aux
dispositions en vigueur dans l'Etat requis, admis, homologué, complété ou remplacé dans les
plus brefs délais suivant la date de réception de la demande d'assistance par un titre
permettant l'exécution dans l'Etat requis.

Article 14 - Délais

1 Les questions concernant le délai au-delà duquel la créance fiscale ne peut être exigée sont
régies par la législation de l'Etat requérant. La demande d'assistance contient des
renseignements sur ce délai.
2 Les actes de recouvrement accomplis par l'Etat requis à la suite d'une demande d'assistance
et qui, suivant la législation de cet Etat, auraient pour effet de suspendre ou d'interrompre le
délai mentionné au paragraphe 1 ont le même effet au regard de la législation de l'Etat
requérant. L'Etat requis informe l'Etat requérant des actes ainsi accomplis.
3 En tout état de cause, l'Etat requis n'est pas tenu de donner suite à une demande
d'assistance qui est présentée après une période de quinze ans à partir de la date du titre
exécutoire initial.

Article 15 - Privilèges

La créance fiscale pour le recouvrement de laquelle une assistance est accordée ne jouit
dans l'Etat requis d'aucun des privilèges spécialement attachés aux créances fiscales de cet
Etat même si la procédure de recouvrement utilisée est celle qui s'applique à ses propres
créances fiscales.

Article 16 - Délais de paiement

Si sa législation ou sa pratique administrative le permet dans des circonstances analogues,
l'Etat requis peut consentir un délai de paiement ou un paiement échelonné, mais il en
informe au préalable l'Etat requérant.
Section III – Notification de documents

Article 17 - Notification de documents

1 A la demande de l'Etat requérant, l'Etat requis notifie au destinataire les documents, y
compris ceux ayant trait à des décisions judiciaires, qui émanent de l'Etat requérant et
concernent un impôt visé par la présente Convention.
2 L'Etat requis procède à la notification:
a selon les formes prescrites par sa législation interne pour la notification de documents de
nature identique ou analogue;
b dans la mesure du possible, selon la forme particulière demandée par l'Etat requérant,
ou la forme la plus approchante prévue par sa législation interne.
3 Une Partie peut faire procéder directement par voie postale à la notification d'un document à
une personne se trouvant sur le territoire d'une autre Partie.
4 Aucune disposition de la Convention ne peut avoir pour effet d'entacher de nullité une
notification de documents effectuée par une Partie conformément à sa législation.
5 Lorsqu'un document est notifié conformément au présent article, sa traduction n'est pas
exigée. Toutefois, lorsqu'il lui paraît établi que le destinataire ne connaît pas la langue dans
laquelle le document est libellé, l'Etat requis en fait effectuer une traduction ou établir un
résumé dans sa langue officielle ou l'une de ses langues officielles. Il peut également
demander à l'Etat requérant que le document soit traduit ou accompagné d'un résumé dans
l'une des langues officielles de l'Etat requis, du Conseil de l'Europe ou de l'OCDE.
Chapitre IV – Dispositions communes aux diverses formes d'assistance

Article 18 - Renseignements à fournir par l'Etat requérant

1 La demande d'assistance précise, en tant que de besoin:
a l'autorité ou le service qui est à l'origine de la demande présentée par l'autorité
compétente;
b le nom, l'adresse, ou tous autres détails permettant d'identifier la personne au sujet de
laquelle la demande est présentée; (1)
c dans le cas d'une demande de renseignements, la forme sous laquelle l'Etat requérant
souhaite recevoir le renseignement pour répondre à ses besoins;
d dans le cas d'une demande d'assistance en vue d'un recouvrement ou de mesures
conservatoires, la nature de la créance fiscale, les éléments constitutifs de cette créance
et les biens sur lesquels elle peut être recouvrée;
e dans le cas d'une demande de notification, la nature et l'objet du document à notifier;
f si la demande est conforme à la législation et à la pratique administrative de l'Etat
requérant et si elle est justifiée au regard de l'article 21.2.g.
(1)
2 L'Etat requérant communique à l'Etat requis, dès qu'il en a connaissance, tous autres
renseignements relatifs à la demande d'assistance.

Article 19 - Supprimé (2)

Article 20 - Suite réservée à la demande d'assistance

1 S'il est donné suite à la demande d'assistance, l'Etat requis informe l'Etat requérant, dans les
plus brefs délais, des mesures prises ainsi que du résultat de son assistance.
2 Si la demande est rejetée, l'Etat requis en informe l'Etat requérant dans les plus brefs délais,
en lui indiquant les motifs du rejet.
3 Si, dans le cas d'une demande de renseignement, l'Etat requérant a précisé la forme sous
laquelle il souhaite recevoir le renseignement et l'Etat requis est en mesure de le faire, ce
dernier fournira le renseignement dans la forme souhaitée.

Article 21 - Protection des personnes et limites de l'obligation d'assistance (3)

1 Aucune disposition de la présente Convention ne peut être interprétée comme limitant les
droits et garanties accordés aux personnes par la législation ou la pratique administrative de
l'Etat requis.
2 Sauf en ce qui concerne l'article 14, les dispositions de la présente Convention ne peuvent
être interprétées comme imposant à l'Etat requis l'obligation:
a de prendre des mesures qui dérogent à sa législation ou à sa pratique administrative, ou
à la législation ou à la pratique administrative de l'Etat requérant;
b de prendre des mesures qui seraient contraires à l'ordre public;
c de fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa
législation ou de sa pratique administrative, ou de la législation ou de la pratique
administrative de l'Etat requérant;
(2) Article supprimé conformément aux dispositions du Protocole d'amendement (STCE n° 208).
(3) Article amendé conformément aux dispositions du Protocole d'amendement (STCE n° 208).
d de fournir des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel,
professionnel ou un procédé commercial, ou des renseignements dont la communication
serait contraire à l'ordre public;
e d'accorder une assistance administrative si et dans la mesure où il estime que
l'imposition de l'Etat requérant est contraire aux principes d'imposition généralement
admis ou aux dispositions d'une convention en vue d'éviter la double imposition ou de
toute autre convention qu'il a conclue avec l'Etat requérant;
f d'accorder une assistance administrative afin d’appliquer ou exécuter une disposition de
la législation fiscale de l’Etat requérant, ou de satisfaire une obligation s’y rattachant, qui
est discriminatoire à l’encontre d’un ressortissant de l'Etat requis par rapport à un
ressortissant de l'Etat requérant qui se trouve dans les mêmes circonstances.
g d’accorder une assistance administrative si l’Etat requérant n’a pas épuisé toutes les
mesures raisonnables prévues par sa législation ou sa pratique administrative, à moins
que le recours à de telles mesures ne donne lieu à des difficultés disproportionnées ;
h d'accorder une assistance au recouvrement dans les cas où la charge administrative qui
en résulte pour cet Etat est nettement disproportionnée par rapport aux avantages qui
peuvent en être tirés par l’Etat requérant.
3 Si des renseignements sont demandés par l’Etat requérant conformément à la présente
Convention, l’Etat requis utilise les pouvoirs dont il dispose pour obtenir les renseignements
demandés, même s'il n'en a pas besoin à ses propres fins fiscales. L’obligation qui figure
dans la phrase précédente est soumise aux limitations prévues par la présente Convention,
sauf si ces limitations, et en particulier celles des paragraphes 1 et 2, sont susceptibles
d’empêcher l’Etat requis de communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci
ne présentent pas d'intérêt pour lui dans le cadre national.
4 En aucun cas les dispositions de cette Convention, et en particulier celles des paragraphes 1
et 2, ne peuvent être interprétées comme permettant à un Etat requis de refuser de
communiquer des renseignements uniquement parce que ceux-ci sont détenus par une
banque, un autre établissement financier, un mandataire ou une personne agissant en qualité
d’agent ou de fiduciaire, ou parce que ces renseignements se rattachent aux droits de
propriété d'une personne.

Article 22 - Secret

1 Les renseignements obtenus par une Partie en application de la présente Convention sont
tenus secrets et protégés dans les mêmes conditions que celles prévues pour les
renseignements obtenus en application de la législation de cette Partie et, en tant que de
besoin pour assurer le niveau nécessaire de protection des données à caractère personnel,
conformément aux garanties qui peuvent être spécifiées par la Partie fournissant les
renseignements comme étant requises au titre de sa législation.
(1)
2 Ces renseignements ne sont communiqués en tout cas qu’aux personnes ou autorités (y
compris les tribunaux et les organes administratifs ou de surveillance) concernées par
l'établissement, la perception ou le recouvrement des impôts de cette Partie, par les
procédures ou les poursuites pénales concernant ces impôts, ou par les décisions sur les
recours se rapportant à ces impôts ou par le contrôle de ce qui précède. Seules lesdites
personnes ou autorités peuvent utiliser ces renseignements et uniquement aux fins indiquées
ci-dessus. Elles peuvent, nonobstant les dispositions du paragraphe 1, en faire état au cours
d'audiences publiques de tribunaux ou dans des jugements concernant lesdits impôts. (1)
3 Lorsqu'une Partie a formulé une réserve prévue à l'article 30, paragraphe 1, alinéa a, toute
autre Partie qui obtient des renseignements de la première Partie ne peut pas les utiliser pour
un impôt inclus dans une catégorie qui a fait l'objet de la réserve. De même, la Partie ayant
formulé la réserve ne peut pas utiliser, pour un impôt inclus dans la catégorie qui fait l'objet de
la réserve, les renseignements obtenus en vertu de la présente Convention.
4 Nonobstant les dispositions des paragraphes 1, 2 et 3, les renseignements obtenus par une
Partie peuvent être utilisés à d'autres fins lorsque l'utilisation de tels renseignements à de
telles fins est possible selon la législation de la Partie qui fournit les renseignements et que
l'autorité compétente de cette Partie consent à une telle utilisation. Les renseignements
fournis par une Partie à une autre Partie peuvent être transmis par celle-ci à une troisième
Partie, sous réserve de l'autorisation préalable de l'autorité compétente de la première Partie.

Article 23 - Procédures

1 Les actions se rapportant aux mesures prises en vertu de la présente Convention par l'Etat
requis sont intentées exclusivement devant l'instance appropriée dudit Etat.
2 Les actions se rapportant aux mesures prises par l'Etat requérant en vertu de la présente
Convention, en particulier celles qui, en matière de recouvrement, concernent l'existence ou
le montant de la créance fiscale ou le titre qui permet d'en poursuivre l'exécution, sont
intentées exclusivement devant l'instance appropriée de ce même Etat. Si une telle action est
exercée, l'Etat requérant en informe immédiatement l'Etat requis et celui-ci suspend la
procédure en attendant la décision de l'instance saisie.
Toutefois, si l'Etat requérant le lui demande, il prend des mesures conservatoires en vue du
recouvrement. L'Etat requis peut aussi être informé d'une telle action par toute personne
intéressée; dès réception de cette information, il consultera, s'il y a lieu, l'Etat requérant à ce
sujet.
3 Dès qu'il a été définitivement statué sur l'action intentée, l'Etat requis ou, selon le cas, l'Etat
requérant notifie à l'autre Etat la décision prise et ses effets sur la demande d'assistance.
Chapitre V – Dispositions spéciales

Article 24 - Mise en œuvre de la Convention

1 Les Parties communiquent entre elles pour la mise en œuvre de la présente Convention par
l'intermédiaire de leurs autorités compétentes respectives; celles-ci peuvent communiquer
directement entre elles à cet effet et peuvent autoriser des autorités qui leur sont
subordonnées à agir en leur nom. Les autorités compétentes de deux ou plusieurs Parties
peuvent fixer d'un commun accord les modalités d'application de la onvention en ce qui les
concerne.
2 Lorsque l'Etat requis estime que l'application de la présente Convention dans un cas
particulier pourrait avoir des conséquences indésirables graves, les autorités compétentes de
l'Etat requis et de l'Etat requérant se concertent et s'efforcent de résoudre la situation par voie
d'accord mutuel.
3 Un organe de coordination composé de représentants des autorités compétentes des Parties
suit, sous l'égide de l'OCDE, la mise en œuvre de la Convention et ses développements. A
cet effet, il recommande toute mesure susceptible de contribuer à la réalisation des objectifs
généraux de la Convention. En particulier, il constitue un forum pour l'étude de méthodes et
procédures nouvelles tendant à accroître la coopération internationale en matière fiscale et,
s'il y a lieu, il recommande de réviser la Convention ou d'y apporter des amendements. Les
Etats qui ont signé mais n'ont pas encore ratifié, accepté ou approuvé la Convention pourront
se faire représenter aux réunions de l'organe de coordination à titre d'observateur.
4 Toute Partie peut inviter l'organe de coordination à émettre un avis quant à l'interprétation des
dispositions de la Convention.
5 Si des difficultés ou des doutes surgissent entre deux ou plusieurs Parties quant à la mise en
œuvre ou à l'interprétation de la Convention, les autorités compétentes desdites Parties
s'efforcent de résoudre la question par voie d'accord amiable. La décision est communiquée à
l'organe de coordination.
6 Le Secrétaire Général de l'OCDE fait part aux Parties ainsi qu'aux Etats signataires de la
Convention qui ne l'ont pas encore ratifiée, acceptée ou approuvée des avis émis par l'organe
de coordination conformément aux dispositions du paragraphe 4 ci-dessus et des accords
amiables obtenus en vertu du paragraphe 5 ci-dessus.

Article 25 - Langues

Les demandes d'assistance ainsi que les réponses sont rédigées dans l'une des langues
officielles de l'OCDE ou du Conseil de l'Europe ou dans toute autre langue que les Parties
concernées conviennent bilatéralement d'employer.

Article 26 - Frais

Sauf si les Parties concernées en conviennent autrement par voie bilatérale:
a les frais ordinaires engagés pour fournir l'assistance sont à la charge de l'Etat requis;
b les frais extraordinaires engagés pour fournir l'assistance sont à la charge de l'Etat
requérant.
Chapitre VI – Dispositions finales

Article 27 - Autres accords et arrangements internationaux

1 Les possibilités d'assistance prévues par la présente Convention ne limiteront pas ni ne
seront limitées par celles découlant de tous accords internationaux et autres arrangements
qui existent ou pourront exister entre les Parties concernées ou de tous autres instruments
qui se rapportent à la coopération en matière fiscale.
2 Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les Parties qui sont Etats membres de l’Union
européenne, peuvent appliquer, dans leurs relations mutuelles, les possibilités d’assistance
prévues par la Convention, dans la mesure où elles permettent une coopération plus large
que celles offertes par les règles applicables de l’Union européenne.
(1)

Article 28 - Signature et entrée en vigueur de la Convention

1 La présente Convention est ouverte à la signature des Etats membres du Conseil de l'Europe
et des pays membres de l'OCDE. Elle sera soumise à ratification, acceptation ou approbation.
Les instruments de ratification, d'acceptation ou d'approbation seront déposés près de l'un
des Dépositaires.
2 La Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de
trois mois après la date à laquelle cinq Etats auront exprimé leur consentement à être liés par
la Convention conformément aux dispositions du paragraphe 1.
3 Pour tout Etat membre du Conseil de l'Europe ou pays membre de l'OCDE qui exprimera
ultérieurement son consentement à être lié par la Convention, celle-ci entrera en vigueur le
premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de trois mois après la date du dépôt de
l'instrument de ratification, d'acceptation ou d'approbation.
4 Tout Etat membre du Conseil de l'Europe ou pays membre de l'OCDE qui devient Partie à la
Convention après l’entrée en vigueur du Protocole amendant la présente Convention, ouvert
à la signature le 27 mai 2010 (le « Protocole de 2010 »), sera Partie à la Convention telle
qu’amendée par ce Protocole, sauf s’il exprime une intention différente dans une notification
écrite adressée à l’un des Dépositaires. (1)
5 Après l’entrée en vigueur du Protocole de 2010, tout Etat qui n’est pas membre du Conseil de
l'Europe ou de l'OCDE peut demander à être invité à signer et ratifier la Convention telle
qu’amendée par le Protocole de 2010. Toute demande en ce sens devra être adressée à l’un
des dépositaires qui la transmettra aux Parties. Le Dépositaire en informera également le
Comité des Ministres du Conseil de l'Europe et le Conseil de l’OCDE. La décision d’inviter les
Etats qui ont demandé à devenir Parties à la Convention sera prise par consensus par les
Parties à la Convention par l’intermédiaire de l’organe de coordination. Pour tout Etat qui
ratifiera la Convention telle qu’amendée par le Protocole de 2010 conformément au présent
paragraphe, la présente Convention entrera en vigueur le premier jour du mois qui suit
l'expiration d'une période de trois mois après la date du dépôt de l'instrument de ratification
auprès de l’un des Dépositaires. (1)
6 Les dispositions de la présente Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010,
s’appliquent à l’assistance administrative couvrant les périodes d’imposition qui débutent le
1er janvier, ou après le 1er janvier de l’année qui suit celle durant laquelle la Convention, telle
qu’amendée par le Protocole de 2010, entrera en vigueur à l’égard d’une Partie ou, en
l’absence de période d’imposition, elles s’appliquent à l’assistance administrative portant sur
des obligations fiscales prenant naissance le 1er janvier, ou après le 1er janvier de l’année
qui suit celle durant laquelle la Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010,
entrera en vigueur à l’égard d’une Partie. Deux Parties ou plus peuvent convenir que la
Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010, prendra effet pour ce qui concerne
l’assistance administrative portant sur des périodes d’imposition ou obligations fiscales
antérieures. (1)
7 Nonobstant les dispositions du paragraphe 6, les dispositions de la présente Convention, telle
qu’amendée par le Protocole de 2010, prendront effet à compter de sa date d’entrée en
vigueur à l’égard d’une Partie, pour ce qui concerne les affaires fiscales faisant intervenir un
acte intentionnel passible de poursuites en vertu du droit pénal de la Partie requérante portant
sur des périodes d’imposition ou obligations fiscales antérieures. (1)

Article 29 - Application territoriale de la Convention

1 Au moment de la signature ou du dépôt de son instrument de ratification, d'acceptation ou
d'approbation, chaque Etat peut désigner le ou les territoires auxquels s'appliquera la
présente Convention.
2 Tout Etat peut, à tout autre moment par la suite, par une déclaration adressée à l'un des
Dépositaires, étendre l'application de la présente Convention à tout autre territoire désigné
dans la déclaration. La Convention entrera en vigueur à l'égard de ce territoire le premier jour
du mois qui suit l'expiration d'une période de trois mois après la date de réception de la
déclaration par le Dépositaire.
3 Toute déclaration faite en vertu de l'un des deux paragraphes précédents pourra être retirée,
en ce qui concerne tout territoire désigné dans cette déclaration, par notification adressée à
l'un des Dépositaires. Le retrait prendra effet le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une
période de trois mois après la date de réception de la notification par le Dépositaire.

Article 30 - Réserves

1 Tout Etat peut, au moment de la signature ou au moment du dépôt de son instrument de
ratification, d'acceptation ou d'approbation, déclarer qu'il se réserve le droit:
a de n'accorder aucune forme d'assistance pour les impôts des autres Parties entrant dans
l'une quelconque des catégories énumérées à l'article 2, paragraphe 1, alinéa b à
condition que ladite Partie n'ait inclus dans l'annexe A de la Convention aucun de ses
propres impôts entrant dans cette catégorie;
b de ne pas accorder d'assistance en matière de recouvrement de créances fiscales
quelconques, ou de recouvrement d'amendes administratives soit pour tous les impôts
d'une ou plusieurs des catégories énumérées à l'article 2, paragraphe 1;
c de ne pas accorder d'assistance en rapport avec des créances fiscales qui existent déjà
à la date d'entrée en vigueur de la Convention pour cet Etat ou, si une réserve a, au
préalable, été faite en vertu de l'alinéa a ou b cidessus, à la date du retrait d'une telle
réserve au sujet des impôts de la catégorie en question;
d de ne pas accorder d'assistance en matière de notification de documents soit pour tous
les impôts soit seulement pour les impôts d'une ou plusieurs des catégories énumérées
à l'article 2, paragraphe 1;
e de ne pas accepter les notifications par voie postale prévues à l'article 17, paragraphe 3.
f d’appliquer l’article 28 paragraphe 7 exclusivement pour l’assistance administrative
couvrant les périodes d’imposition qui débutent le 1er janvier, ou après le 1er janvier de
la troisième année précédant celle où la Convention, telle qu’amendée par le Protocole
de 2010, est entrée en vigueur à l’égard d’une Partie, ou en l’absence de période
d’imposition, pour l’assistance administrative portant sur des obligations fiscales prenant
naissance le 1er janvier ou après le 1er janvier de la troisième année précédant celle où
la Convention, telle qu’amendée par le Protocole de 2010, est entrée en vigueur à
l’égard d’une Partie. (1)
2 Aucune autre réserve n'est admise.
3 Toute Partie peut, après l'entrée en vigueur de la Convention à son égard, formuler une ou
plusieurs réserves visées au paragraphe 1 dont elle n'avait pas fait usage lors de la
ratification, acceptation ou approbation. De telles réserves entreront en vigueur le premier
jour du mois qui suit l'expiration d'une période de trois mois après la date de réception de la
réserve par l'un des Dépositaires.
4 Toute Partie qui a formulé une réserve en vertu des paragraphes 1 et 3 peut la retirer en tout
ou en partie en adressant une notification à l'un des Dépositaires. Le retrait prendra effet à la
date de réception de la notification par le Dépositaire.
5 La Partie qui a formulé une réserve au sujet d'une disposition de la présente Convention ne
peut prétendre à l'application de cette disposition par une autre Partie; toutefois, elle peut, si
la réserve est partielle, prétendre à l'application de cette disposition dans la mesure où elle l'a
acceptée.

Article 31 - Dénonciation

1 Toute Partie peut, à tout moment, dénoncer la présente Convention en adressant une
notification à l'un des Dépositaires.
2 La dénonciation prendra effet le premier jour du mois qui suit l'expiration d'une période de
trois mois après la date de réception de la notification par le Dépositaire.
3 La Partie qui dénonce la présente Convention reste liée par l'article 22 tant qu'elle conserve
en sa possession des informations, documents ou autres renseignements obtenus en
application de la Convention.

Article 32 - Dépositaires et leurs fonctions

1 Le Dépositaire auprès duquel un acte, une notification ou une communication, sera accompli
notifiera aux Etats membres du Conseil de l'Europe et aux pays membres de l'OCDE et à
toute Partie à la présente Convention: (1)
a toute signature;
b le dépôt de tout instrument de ratification, d'acceptation ou d'approbation;
c toute date d'entrée en vigueur de la présente Convention conformément aux dispositions
des articles 28 et 29;
d toute déclaration formulée en application des dispositions de l'article 4, paragraphe 3 ou
de l'article 9, paragraphe 3 et le retrait desdites déclarations;
e toute réserve formulée en application des dispositions de l'article 30 et le retrait de toute
réserve effectué en application des dispositions de l'article 30, paragraphe 4;
f toute notification reçue en application des dispositions de l'article 2, paragraphes 3 ou 4,
l'article 3, paragraphe 3, de l'article 29 ou de l'article 31, paragraphe 1;
g tout autre acte, notification ou communication ayant trait à la présente Convention.
2 Le Dépositaire qui reçoit une communication ou qui effectue une notification conformément
au paragraphe 1 en informera immédiatement l'autre Dépositaire.
En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet, ont signé la présente Convention.
Fait à Strasbourg, le 25 janvier 1988 en français et en anglais, les deux textes faisant
également foi, en deux exemplaires dont l'un sera déposé dans les archives du Conseil de
l'Europe et l'autre dans les archives de l'OCDE. Les Secrétaires Généraux du Conseil de
l'Europe et de l'OCDE en communiqueront copie certifiée conforme à chacun des Etats
membres du Conseil de l'Europe et des pays membres de l'OCDE.

Chronologie et statut des textes

Publication dirigée par Lyès Kaci, avocat au Barreau de Paris.