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Texte intégral
Convention franco-yougoslave de 1974 applicable entre la France et le Kosovo
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Sommaire du texte
- Chapitre Ier
- Article 1er
- Article 2
- Chapitre II
- Article 3
- Article 4
- Article 5
- Chapitre III
- Article 6
- Article 7
- Article 8
- Article 9
- Article 10
- Article 11
- Article 12
- Article 13
- Article 14
- Article 15
- Article 16
- Article 17
- Article 18
- Article 19
- Article 20
- Article 21
- Article 22
- Chapitre IV
- Article 23
- Chapitre V
- Article 24
- Article 25
- Article 26
- Article 27
- Article 28
- Article 29
- Chapitre VI
- Article 30
- PROTOCOLE
CONVENTION ENTRE LA FRANCE
ET
LA YOUGOSLAVIE TENDANT A EVITER LES DOUBLES IMPOSITIONS EN MATIERE D'IMPOTS SUR LES REVENUS (ENSEMBLE UN PROTOCOLE)
signée à Paris le 28 mars 1974, approuvée par la loi n° 75-420 du 30 mai 1975 (JO du 31 mai 1975) ratifiée les 27 juin et 10 juillet 1975 entrée en vigueur le 1er août 1975 et publiée par le décret n° 75-849 du 5 septembre 1975 (JO du 13 septembre 1975) Protocole
CONVENTION ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE FRANCAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA REPUBLIQUE SOCIALISTE FEDERATIVE DE YOUGOSLAVIE TENDANT A EVITER LES DOUBLES IMPOSITIONS EN MATIERE D'IMPOTS SUR LES REVENUS (ENSEMBLE UN PROTOCOLE)
Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, Désireux de conclure une convention tendant à éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur les revenus, sont convenus des dispositions suivantes :
Chapitre Ier
Champ d'application de la convention
Article 1er
Personnes visées
La présente Convention s'applique aux personnes qui sont des résidents d'un Etat contractant ou de chacun des deux Etats.
Article 2 - Impôts visés
1. La présente Convention s'applique aux impôts sur le revenu perçus pour le compte de chacun des Etats contractants, de ses subdivisions politiques et de ses collectivités locales, quel que soit le système de perception.
2. Sont considérés comme impôts sur le revenu les impôts perçus sur le revenu total, ou sur des éléments du revenu, y compris les impôts sur les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers ou immobiliers.
3. Les impôts auxquels s'applique la Convention sont :
a) En ce qui concerne la France :
- l'impôt sur le revenu ;
- l'impôt sur les sociétés ; y compris toutes retenues à la source, tous précomptes ou avances décomptés sur les impôts visés ci-dessus, (ci-après dénommés : " l'impôt français ") ;
b) En ce qui concerne la Yougoslavie :
i) les impôts et contributions cédulaires sur le revenu des personnes physiques (activités dépendantes, bénéfices agricoles, revenu des artisans et autres activités indépendantes, professions libérales) ;
ii) l'impôt sur le revenu global des personnes physiques ;
iii) l'impôt sur le revenu provenant de l'usage ou de la concession d'un droit d'auteur, d'un brevet et de perfectionnements techniques ;
iv) l'impôt sur le revenu des personnes étrangères qui investissent dans une entreprise nationale pour une activité commune, (ci-après dénommés : " l'impôt yougoslave ").
4. La Convention s'appliquera aussi aux impôts de nature identique ou analogue qui seraient entrés en vigueur après la date de signature de la présente Convention et qui s'ajouteraient aux impôts actuels ou qui les remplaceraient. Les autorités compétentes des Etats contractants se communiqueront les modifications importantes apportées à leurs législations fiscales respectives.
Chapitre II
Définitions
Article 3 - Définitions générales
1. Au sens de la présente Convention :
a) Le terme " Etat " désigne, suivant le contexte, la France ou la Yougoslavie ;
b) Le terme " France " désigne les départements européens et les départements d'outre-mer (Guadeloupe, Guyane, Martinique et Réunion) de la République française et les zones situées hors des eaux territoriales de la France sur lesquelles, en conformité avec le droit international et selon sa législation, la France peut exercer les droits relatifs au lit de la mer, au sous-sol marin et à ses ressources naturelles ;
c) Le terme " Yougoslavie " désigne le territoire de la République fédérative socialiste de Yougoslavie et les zones situées hors des eaux territoriales de la Yougoslavie sur lesquelles, en conformité avec le droit international et selon sa législation, la Yougoslavie peut exercer les droits relatifs au lit de la mer, au sous-sol marin et à ses ressources naturelles ;
d) Le terme " personne " comprend les personnes physiques, les sociétés et tous autres groupements de personnes ;
e) Le terme " société " désigne toute personne morale ou toute entité qui est considérée comme une personne morale aux fins d'imposition ;
f) Les expressions " entreprise d'un Etat contractant " et " entreprise de l'autre Etat contractant " désignent respectivement une entreprise exploitée par un résident d'un Etat contractant et une entreprise exploitée par un résident de l'autre Etat contractant ;
g) L'expression " autorité compétente " désigne : 1° en France : le ministre de l'économie et des finances ou son représentant dûment autorisé; 2° en Yougoslavie : le secrétaire fédéral des finances ou son représentant dûment autorisé.
2. Pour l'application de la Convention par un Etat contractant, toute expression qui n'est pas autrement définie a le sens qui lui est attribué par la législation dudit Etat régissant les impôts faisant l'objet de la Convention, à moins que le contexte n'exige une interprétation différente.
Article 4 - Domicile fiscal
1. Au sens de la présente Convention, l'expression " résident d'un Etat contractant " désigne toute personne qui, en vertu de la législation dudit Etat, est assujettie à l'impôt dans cet Etat, en raison de son domicile, de sa résidence, de son siège de direction ou de tout autre critère de nature analogue.
2. Lorsque, selon la disposition du paragraphe 1, une personne physique est considérée comme résident de chacun des Etats contractants, son statut est déterminé d'après les règles suivantes :
a) Cette personne est considérée comme résident de l'Etat contractant où elle dispose d'un foyer d'habitation permanent. Lorsqu'elle dispose d'un foyer d'habitation permanent dans chacun des Etats contractants, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant avec lequel ses liens personnels et économiques sont les plus étroits (centre des intérêts vitaux) ;
b) Si l'Etat contractant où cette personne a le centre de ses intérêts vitaux ne peut pas être déterminé, ou si elle ne dispose d'un foyer d'habitation permanent dans aucun des Etats contractants, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant où elle séjourne de façon habituelle ;
c) Si cette personne séjourne de façon habituelle dans chacun des Etats contractants ou si elle ne séjourne de façon habituelle dans aucun d'eux, elle est considérée comme résident de l'Etat contractant dont elle possède la nationalité ;
d) Si cette personne possède la nationalité de chacun des Etats contractants ou si elle ne possède la nationalité d'aucun d'eux, les autorités compétentes des Etats contractants tranchent la question d'un commun accord.
3. Lorsque, selon la disposition du paragraphe 1, une personne autre qu'une personne physique est considérée comme résident de chacun des Etats contractants, elle est réputée résident de l'Etat contractant où se trouve son siège de direction effective.
Article 5 - Etablissement stable
1. Au sens de la présente Convention, l'expression " établissement stable " désigne une installation fixe d'affaires ou l'entreprise exerce tout ou partie de son activité.
2. L'expression " établissement stable " comprend notamment :
a) Un siège de direction ;
b) Une succursale
c) Un bureau ;
d) Une usine ;
e) Un atelier ;
f) Une mine, une carrière ou tout autre lieu d'extraction de ressources naturelles ;
g) Un chantier de construction ou de montage dont la durée dépasse douze mois.
3. On ne considère pas qu'il y a établissement stable si :
a) Il est fait usage d'installations aux seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison de marchandises appartenant à l'entreprise ;
b) Des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de stockage, d'exposition ou de livraison ;
c) Des marchandises appartenant à l'entreprise sont entreposées aux seules fins de transformation par une autre entreprise ;
d) Une installation fixe d'affaires est utilisée aux seules fins d'acheter des marchandises ou de réunir des informations pour l'entreprise ;
e) Une installation fixe d'affaires est utilisée, pour l'entreprise, aux seules fins de publicité, de fourniture d'informations, de recherches scientifiques ou d'activités analogues qui ont une caractère préparatoire ou auxiliaire.
4. Une personne agissant dans un Etat contractant pour le compte d'une entreprise de l'autre Etat contractant - autre qu'un agent jouissant d'un statut indépendant, visé au paragraphe 5 - est considérée comme " établissement stable " dans le premier Etat si elle dispose dans cet Etat de pouvoirs qu'elle y exerce habituellement lui permettant de conclure des contrats au nom de l'entreprise, à moins que l'activité de cette personne ne soit limitée à l'achat de marchandises pour l'entreprise.
5. On ne considère pas qu'une entreprise d'un Etat contractant a un établissement stable dans l'autre Etat contractant du seul fait qu'elle y exerce son activité par l'entremise d'un courtier, d'un commissaire général ou de tout autre intermédiaire jouissant d'un statut indépendant, à condition que ces personnes agissent dans le cadre ordinaire de leur activité.
6. Le fait qu'une société qui est un résident d'un Etat contractant contrôle ou soit contrôlée par une société qui est un résident de l'autre Etat contractant ou qui y exerce son activité (que ce soit pas l'intermédiaire d'un établissement stable ou non) ne suffit pas, en lui-même, à faire de l'une quelconque de ces sociétés un établissement stable de l'autre.
Chapitre III
Imposition des revenus
Article 6 - Revenus immobiliers
1. Les revenus provenant de biens immobiliers y compris les revenus des exploitations agricoles ou forestières sont imposables dans l'Etat contractant où ces biens sont situés.
2. L'expression " biens immobiliers " est définie conformément à la législation fiscale de l'Etat contractant où les biens considérés sont situés. L'expression englobe en tout cas les accessoires, le cheptel mort ou vif des exploitations agricoles et forestières, les droits auxquels s'appliquent les dispositions du droit privé concernant la propriété foncière, l'usufruit des biens immobiliers et les droits à des redevances variables ou fixes pour l'exploitation ou la concession de l'exploitation de gisements minéraux, sources et autres richesses du sol ; les navires, bateaux et aéronefs ne sont pas considérés comme biens immobiliers.
3. Les dispositions du paragraphe 1 s'appliquent aux revenus provenant de l'exploitation directe, de la location ou de l'affermage, ainsi que de toute autre forme d'exploitation de biens immobiliers.
4. Les dispositions des paragraphes 1 et 3 s'appliquent également aux revenus provenant des biens immobiliers d'une entreprise ainsi qu'aux revenus des biens immobiliers servant à l'exercice d'une profession libérale.
Article 7 - Bénéfices des entreprises
1. Les bénéfices d'une entreprise industrielle, commerciale ou artisanale d'un Etat contractant ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l'entreprise n'exerce son activité dans l'autre Etat contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé. Si l'entreprise exerce son activité d'une telle façon, les bénéfices de l'entreprise sont imposables dans l'autre Etat mais uniquement dans la mesure où ils sont imputables audit établissement stable.
2. Lorsqu'une entreprise d'un Etat contractant exerce son activité dans l'autre Etat contractant par l'intermédiaire d'un établissement stable qui y est situé, il est imputé, dans chaque Etat contractant, à cet établissement stable les bénéfices qu'il aurait pu réaliser s'il avait constitué une entreprise distincte et séparée exerçant des activités identiques ou analogues dans des conditions identiques ou analogues et traitant en toute indépendance avec l'entreprise dont il constitue un établissement stable.
3. Dans le calcul des bénéfices d'un établissement stable, sont admises en déduction les dépenses exposées aux fins poursuivies par cet établissement stable, y compris les dépenses de direction et les frais généraux d'administration ainsi exposés, soit dans l'Etat où est situé cet établissement stable, soit ailleurs.
4. Aucun bénéfice n'est imputé à un établissement stable du fait que cet établissement stable a simplement acheté des marchandises pour l'entreprise.
5. Les bénéfices de l'activité d'un établissement stable sont déterminés essentiellement d'après le bilan de cet établissement stable. Dans le cas où l'établissement stable ne tient pas une comptabilité régulière faisant ressortir distinctement et exactement ses bénéfices, il peut être procédé, aux fins de déterminer les bénéfices de l'établissement stable, à une répartition du bénéfice total de l'entreprise.
Les autorités compétentes des Etats contractants s'entendront, le cas échéant, pour arrêter les règles de répartition des bénéfices de l'entreprise à défaut d'une comptabilité régulière faisant ressortir exactement et distinctement les bénéfices afférents aux établissements stables situés sur leur territoire respectif.
6. Lorsque les bénéfices comprennent des éléments de revenu traités séparément dans d'autres articles de la présente Convention, les dispositions de ces articles ne sont pas affectées par les dispositions du présent article.
Article 8
Navigation maritime, fluviale et aérienne
1. Les bénéfices provenant de l'exploitation, en trafic international, de navires ou d'aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de la direction effective de l'entreprise est situé.
2. Si le siège de la direction effective d'une entreprise de navigation maritime ou fluviale est à bord d'un navire, ce siège sera réputé situé dans l'Etat contractant où se trouve le port d'attache de ce navire ou, à défaut de port d'attache, dans l'Etat contractant dont l'exploitant du navire est un résident.
3. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 s'appliquent aussi aux bénéfices provenant de la participation à un groupe, à une exploitation en commun ou à un organisme international d'exploitation.
Article 9
Entreprises associées
Lorsque :
a) Une entreprise d'un Etat contractant participe directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise de l'autre Etat contractant, ou que
b) Les mêmes personnes participent directement ou indirectement à la direction, au contrôle ou au capital d'une entreprise d'un Etat contractant et d'une entreprise de l'autre Etat contractant, et que, dans l'un et l'autre cas, les deux entreprises sont, dans leurs relations commerciales ou financières, liées par des conditions acceptées ou imposées, qui diffèrent de celles qui seraient conclues entre des entreprises indépendantes, les bénéfices qui, sans ces conditions, auraient été obtenus par l'une des entreprises mais n'ont pu l'être en fait à cause de ces conditions, peuvent être inclus dans les bénéfices de cette entreprise et imposés en conséquence.
Article 10 - Dividendes
1. Les dividendes payés par une société qui est un résident d'un Etat contractant à un résident de l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2. Toutefois, ces dividendes peuvent être imposés dans l'Etat contractant dont la société qui paie les dividendes est un résident, et selon la législation de cet Etat, mais l'impôt ainsi établi ne peut excéder :
a) 5 p. cent du montant brut des dividendes si le bénéficiaire est une société qui dispose directement d'au moins 25 p. cent du capital de la société qui paie les dividendes ;
b) 15 p. cent du montant brut des dividendes dans tous les autres cas.
3. Le terme " dividendes " employé dans le présent article désigne les revenus provenant d'actions, actions ou bons de jouissance, parts de mine, parts de fondateur ou autres parts bénéficiaires à l'exception des créances, ainsi que les revenus d'autres parts sociales assimilés aux revenus d'actions par la législation fiscale de l'Etat contractant dont la société distributrice est un résident.
4. Les dispositions des paragraphes 1 et 2 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire des dividendes, résident de l'un des Etats, a, dans l'autre Etat dont la société qui paie les dividendes est un résident, un établissement stable auquel se rattache effectivement la participation génératrice des dividendes. Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 sont applicables.
5. Une personne qui est un résident de Yougoslavie et qui reçoit des dividendes distribués par une société résidente de France, peut demander le remboursement du précompte afférent à ces dividendes acquitté, le cas échéant, par la société distributrice, sous réserve de la déduction de l'impôt prévu au paragraphe 2 ci-dessus.
6. Lorsqu'une société résidente de Yougoslavie dispose en France d'un établissement stable, elle peut y être assujettie à la retenue à la source dans les conditions prévues par la législation interne française.
Article 11 - Intérêts
1. Les intérêts provenant d'un Etat contractant et payés à un résident de l'autre Etat contractant ne sont imposables que dans cet autre Etat.
2. Le terme " intérêts " employé dans le présent article désigne les revenus des fonds publics, des obligations d'emprunts, assortis ou non de garanties hypothécaires ou d'une clause de participation aux bénéfices, des dépôts et des créances de toute nature, ainsi que tous autres produits assimilés aux revenus de sommes prêtées par la législation fiscale de l'Etat d'où proviennent les revenus.
3. Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire des intérêts, résident d'un Etat contractant, a, dans l'autre Etat contractant d'où proviennent les intérêts, un établissement stable auquel se rattache effectivement la créance génératrice des intérêts.
Dans ce cas, les dispositions de l'article 7 sont applicables.
4. Les intérêts sont considérés comme provenant d'un Etat contractant lorsque le débiteur est cet Etat lui-même, une subdivision politique, une collectivité locale ou un résident de cet Etat. Toutefois, lorsque le débiteur des intérêts, qu'il soit ou non résident d'un Etat contractant, a dans un Etat contractant un établissement stable pour lequel l'emprunt générateur des intérêts a été contracté et qui supporte la charge de ces intérêts, lesdits intérêts sont réputés provenir de l'Etat contractant où l'établissement stable est situé.
5. Si, par suite de relations spéciales existant entre le débiteur et le créancier ou que l'un et l'autre entretiennent avec des tierces personnes, le montant des intérêts payés, compte tenu de la créance pour laquelle ils sont versés, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le créancier en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. En ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable conformément à la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention.
Article 12 - Redevances
1. Les redevances provenant de l'Etat contractant et payées à un résident de l'autre Etat contractant ne sont imposables que dans cet autre Etat.
2. Le terme " redevances " employé dans le présent article désigne les rémunérations de toute nature payées pour l'usage ou la concession de l'usage d'un droit d'auteur sur une oeuvre littéraire, artistique ou scientifique, y compris les films cinématographiques, et les films et bandes magnétiques de télévision ou de radiodiffusion, d'un brevet, d'une marque de fabrique ou de commerce, d'un dessin ou d'un modèle, d'un plan, d'une formule ou d'un procédé secret, ainsi que pour l'usage ou la concession de l'usage d'un équipement industriel, commercial ou scientifique et pour des informations ayant trait à une expérience acquise dans le domaine industriel, commercial ou scientifique.
3. Les dispositions du paragraphe 1 ne s'appliquent pas lorsque le bénéficiaire des redevances, résident d'un Etat contractant, exerce dans l'autre Etat contractant d'où proviennent les redevances, soit une activité industrielle, commerciale ou artisanale par l'intermédiaire d'un établissement stable, soit une profession libérale au moyen d'une base fixe et que le droit ou le bien générateur des redevances s'y rattache effectivement. Dans cette hypothèse, les dispositions de l'article 7 ou de l'article 14 sont, suivant les cas, applicables.
4. Si, par suite de relations spéciales existant entre le débiteur et le créancier ou que l'un et l'autre entretiennent avec des tierces personnes, le montant des redevances payées, compte tenu de la prestation pour laquelle elles sont versées, excède celui dont seraient convenus le débiteur et le créancier en l'absence de pareilles relations, les dispositions du présent article ne s'appliquent qu'à ce dernier montant. En ce cas, la partie excédentaire des paiements reste imposable conformément à la législation de chaque Etat contractant et compte tenu des autres dispositions de la présente Convention.
Article 13 - Gains en capital
1. Les gains provenant de l'aliénation des biens immobiliers, tels qu'ils sont définis au paragraphe 2 de l'article 6, ou de l'aliénation de parts ou de droits analogues dans une société dont l'actif est composé principalement de biens immobiliers, sont imposables dans l'Etat contractant où ces biens immobiliers sont situés.
2. Les gains provenant de l'aliénation de biens mobiliers faisant partie de l'actif d'un établissement stable qu'une entreprise d'un Etat contractant a dans l'autre Etat contractant, ou de biens mobiliers constitutifs d'une base fixe dont dispose un résident d'un Etat contractant dans l'autre Etat contractant pour l'exercice d'une profession indépendante, y compris de tels gains provenant de l'aliénation globale de cet établissement stable (seul ou avec l'ensemble de l'entreprise) ou de cette base fixe, sont imposables dans cet autre Etat.
3. Les gains provenant de l'aliénation de navires ou d'aéronefs exploités en trafic international et de biens mobiliers affectés à l'exploitation desdits navires ou aéronefs ne sont imposables que dans l'Etat contractant où le siège de la direction effective de l'entreprise est situé.
Article 14 - Professions indépendantes
1. Les revenus qu'un résident d'un Etat contractant retire d'activités indépendantes ne sont imposables que dans cet Etat à moins que lesdites activités n'aient été exercées dans l'autre Etat contractant. Les revenus provenant d'activités indépendantes exercées dans l'autre Etat contractant sont imposables dans cet autre Etat.
2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les revenus qu'un résident d'un Etat contractant retire d'activités indépendantes exercées dans l'autre Etat contractant ne sont pas imposables dans cet autre Etat :
a) Si le bénéficiaire séjourne dans l'autre Etat contractant pendant une période ou des périodes n'excédant pas au total 183 jours au cours de l'année fiscale considérée, et
b) Si le bénéficiaire ne dispose pas d'une base fixe dans l'autre Etat pendant une période ou des périodes excédant au total 183 jours au cours de ladite année.
3. L'expression " activités indépendantes " désigne toutes les activités - autres que les activités commerciales, industrielles ou agricoles - exercées pour son propre compte, d'une manière indépendante, par une personne qui reçoit les profits ou supporte les pertes provenant de ces activités.
Article 15 - Professions dépendantes
1. Sous réserve des dispositions des articles 16, 18 et 19, les salaires, traitements et autres rémunérations similaires qu'un résident d'un Etat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié ne sont imposables que dans cet Etat, à moins que l'emploi ne soit exercé dans l'autre Etat contractant. Si l'emploi y est exercé, les rémunérations reçues à ce titre sont imposables dans cet autre Etat.
2. Nonobstant les dispositions du paragraphe 1, les rémunérations qu'un résident d'un Etat contractant reçoit au titre d'un emploi salarié exercé dans l'autre Etat contractant ne sont imposables que dans le premier Etat si :
a) Le bénéficiaire séjourne dans l'autre Etat pendant une période ou des périodes n'excédant pas au total 183 jours au cours de l'année fiscale considérée ;
b) Les rémunérations sont payées par un employeur ou au nom d'un employeur qui n'est pas résident de l'autre Etat ; et
c) La charge des rémunérations n'est pas supportée par un établissement stable ou une base fixe que l'employeur a dans l'autre Etat.
3. Nonobstant les dispositions précédentes du présent article, les rémunérations au titre d'un emploi salarié exercé à bord d'un navire ou d'un aéronef en trafic international sont imposables dans l'Etat contractant où le siège de la direction effective de l'entreprise est situé.
Article 16 - Tantièmes
1. Les tantièmes, jetons de présence et autres rétributions similaires qu'un résident de Yougoslavie reçoit en sa qualité de membre du conseil d'administration, du directoire ou du conseil de surveillance d'une société qui est résidente de France sont imposables dans cet Etat.
2. Les rémunérations similaires qu'un résident de France reçoit pour l'exercice de fonctions analogues à celles qui sont définies au paragraphe 1 ci-dessus d'une entreprise qui est résidente de Yougoslavie sont imposables dans cet Etat.
Article 17
Artistes et sportifs
Nonobstant les dispositions des articles 14 et 15 les revenus que les professionnels du spectacle, tels les artistes de théâtre, de cinéma, de la radio ou de la télévision et les musiciens, ainsi que les sportifs retirent de leurs activités personnelles en cette qualité sont imposables dans l'Etat contractant où ces activités sont exercées.
Article 18
Pensions
Sous réserve des dispositions de l'article 19, les pensions et autres rémunérations similaires, versées à un résident d'un Etat contractant au titre d'un emploi antérieur, ne sont imposables que dans cet Etat.
Article 19
Fonctions publiques
Les rémunérations, y compris les pensions, versées par un Etat contractant ou l'une de ses subdivisions politiques ou collectivités locales, ou un établissement public de cet Etat, soit directement, soit par prélèvement sur des fonds qu'ils ont constitués, à une personne physique au titre de services rendus à cet Etat ou à cette subdivision ou collectivité, ou à cet établissement public, dans l'exercice de fonctions de caractère public, sont imposables dans cet Etat.
Article 20 - Professeurs
Un résident d'un Etat contractant qui séjourne dans l'autre Etat contractant principalement dans le but d'enseigner ou de se livrer à des travaux de recherche, ou dans l'un et l'autre de ces buts, est exonéré d'impôt dans ce dernier Etat contractant, pendant une période n'excédant pas deux années à compter de la date de son arrivée dans ledit Etat, à raison de ses revenus qui proviennent de services personnels rendus aux fins d'enseignement ou de recherche.
Cette disposition n'est pas applicable aux revenus provenant de travaux d'enseignement et de recherche si ces travaux ne sont pas entrepris dans l'intérêt public mais principalement en vue de la réalisation d'un avantage particulier bénéficiant à une ou à des personnes déterminées.
Article 21
Etudiants et stagiaires
1. Les sommes qu'un étudiant ou un stagiaire qui est un résident d'un Etat contractant et qui séjourne dans l'autre Etat contractant, à seule fin d'y poursuivre ses études ou sa formation, reçoit pour couvrir ses frais d'entretien, d'études ou de formation ne sont pas imposables dans cet autre Etat.
2. Il en est de même de la rémunération qu'un tel étudiant ou stagiaire reçoit au titre d'un emploi exercé dans l'Etat contractant où il poursuit ses études ou sa formation à la condition que cette rémunération soit strictement nécessaire à son entretien.
Article 22
Les éléments du revenu d'un résident d'un Etat contractant qui ne sont pas expressément mentionnés dans les articles précédents de la présente Convention ne sont imposables que dans cet Etat.
Chapitre IV
Article 23
Dispositions pour éliminer les doubles impositions La double imposition est évitée de la façon suivante :
A. - En France :
a) Les revenus autres que ceux visés à l'alinéa b ci-dessous sont exonérés des impôts français visés à l'article 2, paragraphe 3 a, lorsque ces revenus sont imposables en Yougoslavie en vertu de la présente Convention ;
b) En ce qui concerne les revenus visés aux articles 10, 16 et 17 qui ont supporté l'impôt yougoslave conformément aux dispositions de ces articles, la France accorde aux personnes qui sont résidentes de France et qui perçoivent de tels revenus un crédit d'impôt d'un montant égal à l'impôt yougoslave.
Ce crédit d'impôt, qui ne peut excéder le montant de l'impôt perçu en France sur les revenus en cause, s'impute sur les impôts visés à l'article 2, paragraphe 3 a, dans les bases desquels lesdits revenus sont inclus.
c) Nonobstant les dispositions des alinéas a et b, l'impôt français peut être calculé sur le revenu imposable en France en vertu de la présente Convention au taux correspondant au montant global du revenu imposable conformément à la législation française.
B. - En Yougoslavie :
a) Les revenus sont exonérés des impôts yougoslaves visés à l'article 2, paragraphe 3 b, lorsque ces revenus sont imposables en France en vertu de la présente Convention.
b) Nonobstant les dispositions de l'alinéa a, l'impôt yougoslave peut être calculé sur le revenu global imposable en Yougoslavie en vertu de la présente Convention au taux correspondant au montant global du revenu imposable conformément à la législation yougoslave.
Chapitre V
Dispositions spéciales
Article 24 - Non-discrimination
1. Les nationaux d'un Etat contractant, qu'ils soient ou non des résidents de l'un des Etats contractants, ne sont soumis dans l'autre Etat contractant à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celle à laquelle sont ou pourront être assujettis les nationaux de cet autre Etat se trouvant dans la même situation.
En particulier, les nationaux de l'un des deux Etats contractants qui sont imposables sur le territoire de l'autre Etat bénéficient, dans les mêmes conditions que les nationaux de ce dernier Etat, des exemptions, abattements à la base, déductions et réductions d'impôts ou taxes quelconques accordés pour charge de famille.
2. Le terme " nationaux " désigne :
a) Toutes les personnes physiques qui possèdent la nationalité de l'un des deux Etats ;
b) Toutes les personnes morales, sociétés de personnes et associations constituées conformément à la législation en vigueur dans l'un des deux Etats.
3. Les apatrides qui sont résidents d'un des Etats contractants ne sont soumis, dans l'un et l'autre de ces Etats, à aucune imposition ou obligation y relative qui est autre ou plus lourde que celle à laquelle sont ou pourront être assujettis les nationaux de l'Etat concerné se trouvant dans la même situation.
4. L'imposition d'un établissement stable qu'une entreprise de l'un des Etats a dans l'autre Etat n'est pas établie dans cet autre Etat d'une façon moins favorable que l'imposition des entreprises de cet autre Etat qui exercent la même activité.
5. Les entreprises de l'un des Etats, dont le capital est en tout ou en partie, directement ou indirectement, détenu ou contrôlé par un ou plusieurs résidents de l'autre Etat, ne sont soumises dans le premier Etat à aucune imposition ou obligation y relative, qui est autre ou plus lourde que celle à laquelle sont ou pourront être assujetties les autres entreprises de même nature de ce premier Etat.
6. Le terme " imposition " désigne dans le présent article les impôts de toute nature ou dénomination.
7. Les dispositions de la présente Convention ne limitent pas les avantages accordés aux résidents selon la législation de chacun des deux Etats ou sur la base d'accords internationaux.
Article 25 - Procédure amiable
1. Lorsqu'un résident d'un Etat contractant estime que les mesures prises par un Etat contractant ou par chacun des deux Etats entraînent ou entraîneront pour lui une imposition non conforme à la présente Convention, il peut, indépendamment des recours prévus par la législation nationale de ces Etats, soumettre son cas à l'autorité compétente de l'Etat contractant dont il est résident.
2. Cette autorité compétente s'efforcera, si la réclamation lui paraît fondée et si elle n'est pas elle-même en mesure d'apporter une solution satisfaisante, de régler la question par voie d'accord amiable avec l'autorité compétente de l'autre Etat contractant, en vue d'éviter une imposition non conforme à la Convention.
3. Les autorités compétentes des Etats contractants s'efforcent, par voie d'accord amiable, de résoudre les difficultés auxquelles peut donner lieu l'application de la Convention. Elles peuvent aussi se concerter en vue d'éviter la double imposition dans les cas non prévus par la Convention.
4. Les autorités compétentes des Etats contractants peuvent communiquer directement entre elles en vue de parvenir à un accord comme il est indiqué aux paragraphes précédents. Si des échanges de vue oraux semblent devoir faciliter cet accord, ces échanges de vues peuvent avoir lieu au sein d'une commission composée de représentants des autorités compétentes des Etats contractants.
5. Les autorités compétentes des Etats contractants déterminent les modalités d'application de la présente Convention.
Article 26 - Echange de renseignements
1. Les autorités compétentes des Etats contractants échangeront les renseignements nécessaires pour appliquer les dispositions de la présente Convention et celles des lois internes des Etats contractants relatives aux impôts visés par la Convention dans la mesure où l'imposition qu'elles prévoient est conforme à la Convention. Tout renseignement ainsi échangé sera tenu secret et ne pourra être communiqué qu'aux personnes ou autorités chargées de l'établissement ou du recouvrement des impôts visés par la présente Convention.
2. Les dispositions du paragraphe 1 ne peuvent en aucun cas être interprétées comme imposant à l'un des Etats contractants l'obligation :
a) De prendre des dispositions administratives dérogeant à sa propre législation ou à sa pratique administrative ou à celle de l'autre Etat contractant ;
b) De fournir des renseignements qui ne pourraient être obtenus sur la base de sa propre législation ou dans le cadre de sa pratique administrative normale ou de celles de l'autre Etat contractant ;
c) De transmettre des renseignements qui révéleraient un secret commercial, industriel, professionnel ou un procédé commercial ou des renseignements dont la communication serait contraire à l'ordre public.
Article 27 - Fonctionnaires diplomatiques et consulaires
1. Les dispositions de la présente Convention ne portent pas atteinte aux privilèges fiscaux dont bénéficient les fonctionnaires diplomatiques ou consulaires en vertu soit des règles générales du droit des gens, soit des dispositions d'accords particuliers.
2. Dans la mesure où, en raison des privilèges fiscaux dont bénéficient les fonctionnaires diplomatiques ou consulaires, en vertu des règles générales du droit des gens ou aux termes des dispositions d'accords internationaux particuliers, le revenu ou la fortune ne sont pas imposables dans l'Etat accréditaire, le droit d'imposition est réservé à l'Etat accréditant.
3. Aux fins de la présente Convention, les membres d'une mission diplomatique ou consulaire d'un Etat contractant accréditée dans l'autre Etat contractant ou dans un Etat tiers qui sont ressortissants de l'Etat accréditant, sont réputés être résidents de l'Etat accréditant s'ils y sont soumis aux mêmes obligations, en matière d'impôts sur le revenu et sur la fortune, que les résidents dudit Etat.
4. La Convention ne s'applique pas aux organisations internationales, à leurs organes et fonctionnaires, ni aux personnes qui, membres de missions diplomatiques ou consulaires d'Etats tiers, sont présentes dans un Etat contractant et ne sont pas considérées comme résidentes de l'un ou l'autre Etat contractant au regard des impôts sur le revenu et sur la fortune.
Article 28 - Extension territoriale
1. La présente Convention peut être étendue, telle quelle ou avec les modifications nécessaires aux Territoires d'outre-mer de la République française qui perçoivent des impôts de caractère analogue à ceux auxquels s'applique la Convention. Une telle extension prend effet à partir de la date, avec les modifications et dans les conditions, y compris les conditions relatives à la cessation d'application, qui sont fixées d'un commun accord entre les Etats contractants par échange de notes diplomatiques ou selon toute autre procédure conforme à leurs dispositions constitutionnelles.
2. A moins que les deux Etats contractants n'en soient convenus autrement, lorsque la Convention sera dénoncée par l'un d'eux en vertu de l'article 30, elle cessera de s'appliquer, dans les conditions prévues à cet article, à tout territoire auquel elle a été étendue conformément au présent article.
Article 29 - Entrée en vigueur
1. Chacun des Etats contractants notifiera à l'autre l'accomplissement des procédures requises par sa législation pour la mise en vigueur de la présente Convention. Celle-ci entrera en vigueur le premier jour du mois suivant celui au cours duquel a eu lieu la dernière de ces notifications.
2. Ses dispositions s'appliqueront pour la première fois :
i) en ce qui concerne, d'une part les impôts perçus par voie de retenue à la source sur les dividendes, d'autre part les paiements prévus à l'article 10, paragraphe 5, aux produits mis en paiement à compter du 1er janvier de l'année de l'entrée en vigueur ;
ii) en ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, à l'année d'imposition au cours de laquelle la Convention est entrée en vigueur.
Chapitre VI
Dispositions finales
Article 30
Dénonciation
La présente Convention restera en vigueur aussi longtemps qu'elle n'aura pas été dénoncée par l'un des Etats contractants.
Toutefois, chaque Etat pourra, moyennant un préavis de six mois notifié par la voie diplomatique, la dénoncer pour la fin d'une année civile, à partir de la cinquième année à compter de la date de son entrée en vigueur.
Dans ce cas, la Convention s'appliquera pour la dernière fois :
a) En ce qui concerne les impôts perçus par voie de retenue à la source sur les dividendes, aux produits dont la mise en paiement interviendra avant l'expiration de l'année civile pour la fin de laquelle la dénonciation aura été notifiée ;
b) En ce qui concerne les autres impôts sur le revenu, pour l'imposition des revenus afférents à l'année civile pour la fin de laquelle la dénonciation aura été notifiée ou aux exercices clos au cours de ladite année.
En foi de quoi, les soussignés, dûment autorisés à cet effet par leurs Gouvernements respectifs, ont signé la présente Convention.
Fait à Paris, le 28 mars 1974, en double exemplaire, en langues française et serbo-croate, les deux textes faisant également foi.
Pour le Gouvernement de la République française :
VALERY GISCARD D'ESTAING.
Pour le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie :
JANKO SMOLE
PROTOCOLE
Au moment de procéder à la signature de la Convention tendant à éviter les doubles impositions en matière d'impôts sur les revenus entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, les soussignés sont convenus des dispositions suivantes qui font partie intégrante de la Convention :
1. Pour l'application de l'article 8 sont assimilés à des bénéfices provenant de l'exploitation de navires ou d'aéronefs en trafic international les bénéfices provenant des activités accessoires énumérées ci-après :
- location de navires ou aéronefs entièrement armés et équipés ;
- vente de billets de passage pour une autre entreprise.
2. Les dispositions de l'article 24 ne doivent pas être considérées comme interdisant à la Yougoslavie d'appliquer aux nationaux français retirant des revenus de sources situées dans cet Etat sans en être des résidents, le régime fiscal applicable, selon la législation yougoslave, aux contribuables non résidents pourvu qu'il ne résulte pas de cette application une imposition plus lourde que celle qui aurait frappé les mêmes revenus s'ils avaient été perçus par des nationaux yougoslaves.
Fait à Paris, le 28 mars 1974
Pour le Gouvernement de la République française :
VALERY GISCARD D'ESTAING
Pour le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie :
JANKO SMOLE
Échange de lettres des 4 et 6 février 2013 (Journal officiel du 26 avril 2013)
Replier ce texte
Décrets, arrêtés, circulaires TEXTES GÉNÉRAUX MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES Décret no 2013-349 du 24 avril 2013 portant publication de l’accord sous forme d’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Kosovo relatif à la succession en matière de traités bilatéraux conclus entre la France et l’Union de Serbie-et-Monténégro (ensemble une annexe), signées à Paris le 4 février 2013 et à Pristina le 6 février 2013 (1) NOR : MAEJ1309390D Le Président de la République, Sur le rapport du Premier ministre et du ministre des affaires étrangères, Vu la Constitution, notamment ses articles 52 à 55 ; Vu le décret no 53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements internationaux souscrits par la France ; Vu le décret no 2003-457 du 16 mai 2003 portant publication de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Conseil des ministres de Serbie-et-Monténégro relatif à la succession en matière de traités bilatéraux conclus entre la France et la République socialiste fédérative de Yougoslavie (ensemble une annexe), signé à Paris le 26 mars 2003,
Décrète :
Art. 1er . − L’accord sous forme d’échange de lettres entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Kosovo relatif à la succession en matière de traités bilatéraux conclus entre la France et l’Union de Serbie-et-Monténégro (ensemble une annexe), signées à Paris le 4 février 2013 et à Pristina le 6 février 2013, sera publié au Journal officiel de la République française.
Art. 2. − Le Premier ministre et le ministre des affaires étrangères sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 24 avril 2013. FRANÇOIS HOLLANDE Par le Président de la République : Le Premier ministre, JEAN-MARC AYRAULT Le ministre des affaires étrangères, LAURENT FABIUS (1) Le présent accord est entré en vigueur le 6 février 2013.
A C C O R D SOUS FORME D’ÉCHANGE DE LETTRES ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE DU KOSOVO RELATIF À LA SUCCESSION EN MATIÈRE DE TRAITÉS BILATÉRAUX CONCLUS ENTRE LA FRANCE ET L’UNION DE SERBIE-ET-MONTÉNÉGRO (ENSEMBLE UNE ANNEXE) MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES Le MINISTRE
Paris, le 4 février 2013 000705 CM Son Excellence Monsieur Enver Hoxhaj Ministre des affaires étrangères de la République du Kosovo PRIŠTINA
Monsieur le Ministre, A la suite des entretiens qui se sont déroulés entre des représentants de nos deux Etats au sujet de la succession des traités bilatéraux qui liaient la France et l’Union de Serbie-et-Monténégro, par l’effet de leur accord du 26 mars 2003, j’ai l’honneur, d’ordre de mon Gouvernement, de vous proposer que les accords qui figurent en annexe à la présente lettre continuent de lier la France et le Kosovo.
Je vous serais obligé de bien vouloir me faire savoir si cette disposition recueille l’agrément du Gouvernement du Kosovo et vous propose, qu’en cas d’accord, la présente lettre et son annexe constituent, avec votre réponse, l’accord entre nos deux Gouvernements, relatif à la succession en matière de traités bilatéraux conclus entre la France et l’Union de Serbie-et-Monténégro, accord qui entrera en vigueur à la date de votre réponse.
Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération. LAURENT FABIUS
A N N E X E
1. Convention générale entre la France et la Yougoslavie sur la sécurité sociale signée le 5 janvier 1950 et tous les avenants, protocoles et arrangements y relatifs dont la liste figure dans l’annexe à l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Conseil des ministres de la Serbie-et-Monténégro relatif à la succession en matière de traités bilatéraux conclus entre la France et la République socialiste fédérative de Yougoslavie, signé à Paris le 26 mars 2003.
2. Accord culturel entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, signé à Belgrade le 19 juin 1964, et échange de lettres complémentaire du 8 février 1965.
3. Accord relatif aux transports routiers internationaux, signé le 17 octobre 1964. Avenant à l’accord relatif aux transports routiers internationaux, signé le 21 décembre 1970.
4. Accord de coopération scientifique et technique, signé le 27 juin 1966.
5. Convention entre la République française et la République socialiste fédérative de Yougoslavie relative à la délivrance des actes de l’état civil et à la dispense de la légalisation, signée à Belgrade le 29 octobre 1969.
6. Convention relative à l’entraide judiciaire en matière pénale entre la République française et la République socialiste fédérative de Yougoslavie, signée à Belgrade le 29 octobre 1969.
7. Accord entre la République française et la République socialiste fédérative de Yougoslavie en vue de faciliter l’application de la Convention de La Haye du 1er mars 1954 relative à la procédure civile, signé à Belgrade le 29 octobre 1969.
8. Convention d’extradition entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, signée à Paris le 23 septembre 1970.
9. Accord sur l’assistance administrative mutuelle pour la prévention de la recherche et de la répression des fraudes douanières entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie, signé le 28 avril 1971.
10. Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie relative à la loi applicable et à la compétence en matière de droit des personnes et de la famille, signée à Paris le 18 mai 1971.
11. Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie relative à la reconnaissance et à l’exécution des décisions judiciaires en matière civile et commerciale, signée à Paris le 18 mai 1971.
12. Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie tendant à éviter les doubles impositions en matière d’impôts sur les revenus, signée à Paris le 28 mars 1974.
13. Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République socialiste fédérative de Yougoslavie sur la protection des investissements, signée à Paris le 28 mars 1974.
REPUBLIKA E KOSOVËS REPUBLIKA KOSOVA - REPUBLIC OF KOSOVO QEVERIA - VLADA - GOVERNMENT Ministria e Punëve të Jashtme Ministarstvo Inostranih Poslova Ministry of Foreign Affairs
Prishtinë, le 6 février 2013. Ref : 070/13/1 Son Excellence Monsieur Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères de la République française, PARIS
Monsieur le Ministre, Je suis particulièrement ravi d’avoir reçu la proposition du Gouvernement français au sujet de la succession des traités bilatéraux qui liaient la France et l’Union de Serbie et Monténégro par l’effet de leur accord du 26 mars 2003. Aussi, j’ai l’honneur de vous faire connaître l’accord du Gouvernement du Kosovo en vue du prolongement des accords figurant en annexe de votre lettre, numéro 00705 CM du 4 février 2013, afin qu’ils lient la France et le Kosovo à compter de cette date. Je vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma haute considération. ENVER HOXHAJ Ministre des affaires étrangères
Accord
Accord entre la France et le Kosovo relatif à l’établissement et aux activités de l’AFD, de PROPARCO et d’Expertise France au Kosovo
En vigueur
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Sommaire du texte
- Article 1er - Objet
- Article 2
- Article 3
- Article 4 - Absence d’application de la réglementation bancaire
- Article 5 - Convertibilité et transferts
- Article 6 - Statut fiscal
- Article 7 - Représentations locales du Groupe AFD et d’Expertise France - Statut des employés
- Article 8 - Mise en œuvre de l’accord
- Article 9 - Entrée en vigueur, durée, dénonciation et modification
Décrets, arrêtés, circulaires
TEXTES GÉNÉRAUX
MINISTÈRE DE L’EUROPE ET DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Décret n
o
2020-1346 du 4 novembre 2020 portant publication de l’accord entre le Gouvernement
de la République française et le Gouvernement de la République du Kosovo relatif
à l’établissement et aux activités de l’Agence française de développement, de PROPARCO
et d’Expertise France en République du Kosovo, signé à Paris le 7 juillet 2020 (1)
NOR : EAEJ2027927D
Le Président de la République,
Sur le rapport du Premier ministre et du ministre de l’Europe et des affaires étrangères,
Vu la Constitution, notamment ses articles 52 à 55 ;
Vu le décret n
o
53-192 du 14 mars 1953 modifié relatif à la ratification et à la publication des engagements
internationaux souscrits par la France,
Décrète :
Art. 1er
. – L’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du
Kosovo relatif à l’établissement et aux activités de l’Agence française de développement, de PROPARCO et
d’Expertise France en République du Kosovo, signé à Paris le 7 juillet 2020, sera publié au Journal officiel de la
République française.
Art. 2. – Le Premier ministre et le ministre de l’Europe et des affaires étrangères sont chargés, chacun en ce qui
le concerne, de l’exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
Fait le 4 novembre 2020.
E MMANUEL M ACRON
Par le Président de la République :
Le Premier ministre,
J EAN C ASTEX
Le ministre de l’Europe
et des affaires étrangères,
J EAN -Y VES L E D RIAN
(1) Entrée en vigueur : 1
er
novembre 2020.
ACCORD
ENTRE LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET LE GOUVERNEMENT DE LA RÉPUBLIQUE
DU KOSOVO RELATIF À L’ÉTABLISSEMENT ET AUX ACTIVITÉS DE L’AGENCE FRANÇAISE DE DÉVE -
LOPPEMENT, DE PROPARCO ET D’EXPERTISE FRANCE EN REPUBLIQUE DU KOSOVO, SIGNÉ À PARIS LE
7 JUILLET 2020
Le Gouvernement de la République française
Et
Le Gouvernement de la République du Kosovo,
Ci-après dénommées aux fins du présent accord « les Parties »,
Rappelant que la République française et la République du Kosovo sont animées par le désir de renforcer leurs
liens d’amitié et de coopération ;
Se réjouissant de leur volonté commune d’intensifier et d’élargir la coopération économique et financière entre
les deux pays ;
Reconnaissant que l’Agence française de développement (ci-après dénommée « l’AFD ») et sa filiale spécialisée
dans le financement du développement du secteur privé, la Société de promotion et de participation pour la
coopération économique (ci-après dénommée « PROPARCO »), formant le groupe AFD (ci-après dénommé le
« Groupe AFD ») ainsi que l’Agence française d’expertise technique internationale, spécialisée dans la promotion
de l’assistance technique et de l’expertise internationale publique françaises à l’étranger (ci-après dénommée
« Expertise France »), développent leurs activités sur le territoire de la République du Kosovo ;
Rappelant, d’une part, que le Groupe AFD est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des
pays en développement et qu’il exerce ses activités dans plus de 80 pays, grâce à son réseau d’une soixantaine de
représentations locales ;
Et, d’autre part, qu’Expertise France est l’opérateur de l’Etat français en matière de coopération technique
internationale et contribue, en complémentarité avec les actions du Groupe AFD, aux objectifs de solidarité
internationale et à la politique de développement de la France ;
Rappelant que l’AFD, établissement public industriel et commercial :
– lutte contre la pauvreté, soutient la croissance économique et participe à la préservation des biens publics
mondiaux dans les pays en développement, les pays émergents et les territoires français d’outre-mer ;
– est placée sous la tutelle du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, du ministère de l’Economie et
des Finances, du ministère des Outre-mer et du ministère de l’Intérieur, met en œuvre la politique française
d’aide au développement et agit sous le contrôle de ces ministères et en étroite collaboration avec eux ;
– intervient principalement dans le cadre du programme d’investissements prioritaires des Etats d’accueil à
travers des subventions, des prêts à long terme et des garanties accordées à l’Etat, aux collectivités locales et
aux entreprises et institutions financières publiques ou privées, ou dans le cadre de prises de participation dans
les entreprises opérant dans ses zones d’intervention ;
– propose également des prestations de conseil, de formation et d’assistance technique ;
Rappelant que PROPARCO, créée en 1977 sous la forme d’une société de droit français :
– est une institution financière de développement, majoritairement détenue par l’AFD et dont le personnel est
entièrement mis à disposition par l’AFD ;
– a pour mission principale de favoriser les investissements privés dans les pays émergents et en développement
en faveur de la croissance, du développement durable et de la réalisation des objectifs de développement
durable (ODD) ;
– finance des opérations économiquement viables, socialement équitables, durables sur le plan environnemental
et financièrement rentables ;
– investit dans un champ géographique allant des grands pays émergents aux pays les plus pauvres, avec un
degré élevé d’exigence en matière de responsabilité sociale et environnementale ;
– propose une palette complète d’instruments financiers permettant de répondre aux besoins spécifiques des
investisseurs privés dans les pays en développement (prêts, fonds propres, instruments de quasi-fonds propres,
garanties et ingénierie financière) ;
– intervient uniquement lorsqu’aucune autre institution financière locale n’est en mesure de proposer des
produits ou des services financiers similaires ou lorsque les institutions financières locales ont besoin d’une
aide supplémentaire pour assurer un financement.
Rappelant qu’EXPERTISE FRANCE, établissement public industriel et commercial créé en 2014 :
– mobilise l’expertise française et internationale pour appuyer la définition et la mise en œuvre de politiques
publiques qui répondent aux défis institutionnels, économiques, démographiques, sociaux et environnemen -
taux ;
– intervient pour renforcer les politiques publiques des pays partenaires et, en lien avec les pays bénéficiaires et
les bailleurs, sur les principales phases du cycle du projet (identification, formulation, mise en œuvre et suivi)
et propose une gamme étendue d’interventions (mise à disposition d’expertise court et long terme,
organisation d’ateliers, séminaires, formations, visites d’études, etc.) reposant sur une approche intégrée des
politiques publiques ;
– apporte son expertise et son appui aux autorités nationales pour la définition et la mise en œuvre de politiques
publiques dans le cadre de projets internationaux sur financements publics français, européens, des banques de
développement, des pays bénéficiaires ou sur financements de fondations privées.
Rappelant qu’il est dans l’intérêt commun des Parties de conclure le présent accord pour permettre au Groupe
AFD et à Expertise France d’apporter leur assistance financière et technique en République du Kosovo,
conformément aux objectifs de développement économique et social de la République du Kosovo ;
Rappelant que le Gouvernement de la République du Kosovo souhaite accorder certains privilèges et exemptions
au Groupe AFD et à Expertise France afin de faciliter l’accomplissement de leurs missions dans le cadre de la
politique relative au financement du développement de la République du Kosovo ;
En conséquence, sur le fondement du respect des principes d’indépendance, d’égalité souveraine et de non-
ingérence dans les affaires intérieures, le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la
République du Kosovo sont convenus de ce qui suit :
Article 1er - Objet
de l’accord
La République du Kosovo autorise le Groupe AFD et Expertise France à apporter une assistance financière et
technique et à investir en République du Kosovo.
Le présent accord a pour objet de préciser les règles applicables à l’établissement ainsi qu’aux activités du
Groupe AFD et d’Expertise France en République du Kosovo. Il définit notamment les conditions juridiques,
fiscales et financières applicables au statut et aux activités du Groupe AFD et d’Expertise France dans ce pays.
Article 2
Statut juridique du Groupe AFD et d’Expertise France
Le Groupe AFD et Expertise France jouissent de la personnalité et de la capacité juridiques nécessaires à
l’exercice de leurs activités en République du Kosovo et peuvent, à ce titre, conclure des contrats, acquérir et céder
des biens mobiliers et immobiliers, ainsi qu’ester en justice.
Le Groupe AFD et Expertise France peuvent :
a) exercer toute activité nécessaire à l’accomplissement de leurs missions ;
b) négocier et conclure tout type de contrats, de conventions ou d’accords ;
c) accepter tout type de garanties ou de sûretés ;
d) employer du personnel de nationalité kosovare, française ou de nationalité tierce.
Article 3
Activités autorisées du Groupe AFD
et d’Expertise France en République du Kosovo
3.1. Le Groupe AFD et Expertise France peuvent, en application des dispositions du présent accord :
a) accorder en République du Kosovo un concours financier, en euros, en dollars des Etats-Unis ou en toute
autre devise, et toute forme d’assistance financière ou technique, notamment des garanties, aux entreprises
publiques ou privées et aux établissements financiers et bancaires publics ou privés, ainsi qu’aux associations
ou organisations publiques ou privées nationales, étrangères ou internationales, ainsi qu’à toute personne
morale ayant son siège en République du Kosovo ;
b) acquérir librement toute participation au capital de toute société (quelle qu’en soit la forme) auprès de tout
vendeur, investir dans des fonds d’investissement, et transférer ou céder sa participation ou ses parts à toute
personne de nationalité kosovare ou de toute autre nationalité ;
c) réaliser des prestations de conseil, d’assistance technique, de formation ou des études au bénéfice des
entités publiques ou privées.
3.2. Chacune des activités mentionnées ci-dessus fait l’objet d’un contrat ou d’une convention spécifique
définissant les obligations et engagements des Parties concernées par l’activité ou l’opération en question. Chaque
Partie s’engage à faire tout ce qui est en son pouvoir pour faciliter la réalisation des éventuelles formalités requises
pour assurer la validité ou l’entrée en vigueur dudit contrat ou de ladite convention.
3.3. L’exercice des activités du Groupe AFD et d’Expertise France en République du Kosovo ne requiert aucune
autorisation ou licence de nature législative, réglementaire ou administrative.
3.4. Les conventions et contrats conclus par l’AFD ou Expertise France avec la République du Kosovo ou toute
entité publique ou privée en République du Kosovo dans le cadre de ses activités sont signées en langue française
et dans la langue officielle de l’Etat dans lequel cette entité a son siège et leur validité et leurs effets ne nécessitent
pas la réalisation d’une traduction assermentée et/ou notariée dans une autre langue.
3.5. Les conventions et contrats conclus par l’AFD ou Expertise France avec la République du Kosovo ou toute
entité publique ou privée en République du Kosovo dans le cadre de ses activités sont encadrés par le droit français
et sont soumis à la compétence d’une juridiction française ou d’un tribunal arbitral international choisi d’un
commun accord ou par tout autre organe de règlement des différends, et les jugements ou sentences arbitrales
prononcés sont pleinement reconnus et exécutés sur le territoire de la République du Kosovo.
Article 4 - Absence d’application de la réglementation bancaire
4.1. Les activités et les opérations du Groupe AFD et d’Expertise France sont considérées comme étant
préparées, décidées et mises en œuvre depuis leur siège respectif, situé en France.
4.2. Le Groupe AFD, Expertise France et leur(s) représentation(s), telle(s) que définie(s) à l’article 7 du présent
accord, n’ont pas le statut de banque ou de toute autre institution financière en République du Kosovo. Ils ne sont
donc pas soumis aux dispositions de la réglementation bancaire applicables aux banques et aux institutions
financières installées ou opérant sur le territoire de la République du Kosovo.
En particulier, le Groupe AFD et Expertise France ne sont soumis sur le territoire de la République du Kosovo
(i) à aucune obligation de déclaration, (ii) à aucune autorisation ou licence bancaire, (iii) à aucune obligation en
matière de gestion des risques, (iv) à aucune obligation prudentielle, (v) à aucune obligation de classement des
créances et dettes et de toute création de réserves pour faire face à ces créances et dettes ni (vi) à aucune obligation
ou charge administrative résultant des lois et règlements de la République du Kosovo.
Article 5 - Convertibilité et transferts
5.1. Le Gouvernement de la République du Kosovo autorise par le présent accord :
(i) tout bénéficiaire d’un financement du Groupe AFD ou d’Expertise France ou tout garant d’un tel
financement ;
(ii) toute banque intermédiaire kosovare ou étrangère chargée du transfert des fonds ; ainsi que
(iii) le Groupe AFD et Expertise France,
à convertir dans toute monnaie, au taux de change convenu entre un organisme de change et le propriétaire des
fonds ou publié par la Banque centrale de la République du Kosovo à la date de la conversion, et à transférer
librement en dehors du territoire de la République du Kosovo sans restrictions ni formalités préalables, toute
somme due au Groupe AFD ou à Expertise France, notamment les sommes correspondant au remboursement des
financements, tant en principal qu’en intérêts, des intérêts de retard, des frais accessoires, ainsi que toute autre
somme due en raison de l’exercice ou de la réalisation des activités du Groupe AFD ou d’Expertise France en
République du Kosovo.
5.2. Le Groupe AFD et Expertise France sont également autorisés à détenir des comptes bancaires en
République du Kosovo dans toute monnaie, ainsi qu’à convertir en toute monnaie, au taux de change convenu entre
un organisme de change et le propriétaire des fonds ou publié par la Banque centrale de la République du Kosovo à
la date de la conversion, et à transférer librement en dehors du territoire de la République du Kosovo sans
restrictions ni formalités préalables, toute somme résultant de la vente de participations ou de biens mobiliers ou
immobiliers, tout dividende et autre distribution, tout profit, toute plus-value, tout produit de réalisation et
généralement tout revenu, toute commission ou tout fonds de quelque nature qu’il soit, incluant notamment les
dommages et intérêts résultant d’une décision judiciaire ou d’une sentence arbitrale, lorsque de telles sommes
proviennent à titre principal ou connexe de tout investissement ou de toute opération du Groupe AFD ou
d’Expertise France en République du Kosovo ou de leur réalisation.
5.3. Le Groupe AFD et Expertise France sont autorisés, le cas échéant, à effectuer, en exécution des prêts ou de
toute autre opération financière, de change ou de crédit, des versements directs aux fournisseurs ou aux co-
contractants de l’emprunteur ou du bénéficiaire concerné, non établis sur le territoire de la République du Kosovo,
lorsqu’ils sont utilisés pour l’acquisition de biens et services ne provenant pas de la République du Kosovo, et sont
autorisés, si nécessaire, à bénéficier du remboursement direct de leurs financements au moyen de devises détenues
hors de la République du Kosovo.
5.4. Les banques dûment habilitées à opérer en République du Kosovo sont autorisées :
a) à convertir les fonds reçus des débiteurs du Groupe AFD ou d’Expertise France en toute devise, au taux de
change convenu entre un organisme de change et le propriétaire des fonds ou publié par la Banque centrale de
la République du Kosovo à la date de la conversion ; et
b) à transférer ces fonds vers les comptes bancaires du Groupe AFD ou d’Expertise France à l’étranger
(notamment en France et aux Etats-Unis d’Amérique).
5.5. Dans l’hypothèse où les banques kosovares refuseraient d’effectuer ou n’auraient pas suffisamment de
devises pour effectuer une conversion ou un transfert, ou si pour quelque raison que ce soit, une conversion ou un
transfert n’est pas effectué par les banques kosovares parce qu’elles ne sont pas autorisées à convertir les fonds du
Groupe AFD ou d’Expertise France et à effectuer leur transfert vers l’étranger, le Gouvernement de la République
du Kosovo (par l’intermédiaire de la Banque centrale de la République du Kosovo) fait tout son possible, dans les
meilleurs délais et en prenant les mesures nécessaires, pour convertir lesdits fonds en devises, au taux de change
applicable publié par la Banque centrale de la République du Kosovo à la date de la conversion, et effectue leur
transfert vers les comptes bancaires étrangers du Groupe AFD ou d’Expertise France.
Article 6 - Statut fiscal
6.1. Le Groupe AFD et Expertise France, leurs biens, revenus, activités, opérations et transactions en République
du Kosovo sont exonérés de tout droit et de toute taxe, directs ou indirects (incluant sans s’y limiter la taxe sur la
valeur ajoutée), de toute contribution de toute nature, de toute retenue à la source ou de toute charge de toute
nature, qu’elle soit nationale, locale, régionale ou internationale.
6.2. Les exonérations mentionnées à l’article 6.1 du présent accord s’appliquent, notamment :
a) à tout impôt ou droit direct ou indirect résultant de la conclusion ou de l’exécution des conventions
contractées ou signées dans le cadre des activités du Groupe AFD et d’Expertise France en application de
l’article 3.1 du présent accord ;
b) aux salaires et à tout type d’émoluments versés par le Groupe AFD ou par Expertise France à ses employés
qui ne sont pas des citoyens kosovars ou des résidents en République du Kosovo concernant les activités
visées à l’article 3.1 du présent accord.
6.3. Aucune société ou entreprise publique ou privée, qui verse des intérêts, des dividendes, des commissions,
des honoraires ou toute autre somme au Groupe AFD ou à Expertise France, n’est tenue de retenir ou de déduire
une quelconque taxe ou un quelconque montant sur les sommes dues au Groupe AFD ou à Expertise France.
6.4. Le Groupe AFD et Expertise France sont exemptés de toute obligation déclarative fiscale.
Article 7 - Représentations locales du Groupe AFD et d’Expertise France - Statut des employés
7.1. Représentation(s) du Groupe AFD et d’Expertise France en République du Kosovo
a) Le Groupe AFD et Expertise France sont autorisés, sans être soumis à aucune formalité, à ouvrir une ou
plusieurs représentation(s) (ci-après dénommée(s) « la (les) représentation(s) » à Pristina ou en tout autre lieu
en République du Kosovo), afin d’exercer les activités décrites dans le présent accord.
b) Le Gouvernement de la République du Kosovo facilite l’ouverture et le fonctionnement de toute
représentation conformément au présent accord.
c) Les représentations du Groupe AFD ou d’Expertise France en République du Kosovo sont chargées
d’identifier les projets que le Groupe AFD ou Expertise France pourrait mettre en œuvre en République du
Kosovo, de la préparation et de la négociation des documents liés à ces projets, ainsi que du suivi de leur
exécution.
Seuls les sièges sociaux respectifs des entités du Groupe AFD et d’Expertise France en France sont chargés et
responsables (i) de la procédure d’instruction des projets, (il) de leur évaluation, (iii) des décisions de
financement, (iv) du versement des fonds et (v) du suivi des remboursements.
Conformément aux dispositions de l’article 4 (Absence d’application de la réglementation bancaire) du
présent accord, les activités de toute représentation ne sont pas soumises aux lois et règlements applicables
aux banques opérant en République du Kosovo, et ni le Groupe AFD, ni Expertise France, ni leur(s)
représentation(s) ne sont considérés comme ayant le statut d’établissement stable en République du Kosovo au
sens de la réglementation fiscale et, par conséquent, les revenus perçus par le Groupe AFD et par Expertise
France en application de l’article 3.1 du présent accord ne sont pas imputables à leur(s) représentation(s).
d) Les représentations bénéficient des facilités suivantes :
– exonération des droits de douane, des taxes et de l’obligation de collecte ou de paiement de tels droits
de douanes ou taxes sur les équipements strictement nécessaires aux activités des représentations, et dont,
s’agissant des activités d’Expertise France, la liste exhaustive est définie au sein de chaque convention de
projet, ainsi que la rénovation de tels équipements ;
– exonération de toutes taxes, y compris, le cas échéant, de la taxe sur la valeur ajoutée {ou son
équivalent) sur les achats des représentations pour leurs activités en République du Kosovo ;
– exonération de tout impôt, direct ou indirect, taxe, charge, de quelque nature que ce soit, au titre des
salaires et émoluments payés par le Groupe AFD ou Expertise France à leurs employés qui ne sont pas
des citoyens kosovares ou des résidents en République du Kosovo (ci-après dénommés les « Employés
expatriés ») ;
– les représentations, leurs locaux, biens et avoirs, où qu’ils se trouvent et quel qu’en soit le détenteur,
sont exempts de perquisition, de confiscation, de réquisition, d’expropriation et de toute autre forme de
contrainte exécutive, administrative, judiciaire ou législative ;
– la correspondance et les archives des représentations et, d’une manière plus générale, tous les
documents lui appartenant ou détenus par elles, sont inviolables en quelque endroit qu’ils se trouvent et
les autorités kosovares ne peuvent pénétrer dans les locaux des représentations sans l’autorisation
préalable du Groupe AFD ou d’Expertise France ;
– les dettes, créances ou autres obligations résultant des conventions de crédit, des subventions ou des
garanties consenties ou gérées par le Groupe AFD ou Expertise France, bénéficient d’une protection
absolue contre toute forme de confiscation, saisie ou mesure d’exécution forcée de quelque nature que ce
soit engagée à l’encontre du Groupe AFD, d’Expertise France ou de leurs représentations.
e) Le Gouvernement de la République du Kosovo s’engage à ne nationaliser ni exproprier aucune propriété,
aucun actif ou aucun fonds du Groupe AFD, d’Expertise France ou de leur(s) représentation(s), et à ne prendre
aucune mesure qui aurait pour conséquence une impossibilité de jouissance, une nationalisation ou une
expropriation de toute propriété, de tout actif ou de tout fonds du Groupe AFD, d’Expertise France ou de leur
(s) représentation(s). Si une mesure de cette nature est adoptée pour des raisons d’intérêt général caractérisé,
une indemnisation appropriée sera octroyée au Groupe AFD et à Expertise France, sans délai et dans une
devise librement convertible. L’indemnisation sera fixée d’un commun accord, au prix du marché déterminé
indépendamment, et acceptée par les Parties.
7.2. Personnel expatrié du Groupe AFD ou d’Expertise France
a) Le Groupe AFD et Expertise France déterminent le nombre et les qualifications des employés expatriés
qu’ils estiment nécessaires au bon fonctionnement de leur(s) représentation(s).
Le Groupe AFD et Expertise France supportent le coût total des salaires, des indemnités et du transport des
employés expatriés. Ces employés bénéficient des régimes de sécurité sociale et de retraite français et ne sont
donc pas assujettis aux dispositions pouvant s’appliquer en République du Kosovo dans ces domaines. En
particulier, le Groupe AFD et Expertise France n’ont pas à payer les cotisations normalement supportées par
l’employeur dans le cadre des régimes sociaux kosovares.
b) Le Gouvernement de la République du Kosovo facilite l’entrée, le séjour, la résidence, la liberté de
circulation et les formalités de sortie des employés expatriés et de leur conjoint, partenaire, et de tout membre
de leur famille à leur charge :
– le conjoint marié ou le partenaire lié par un contrat d’union légale ;
– les enfants célibataires âgés de moins de 21 ans qui vivent à la charge et au foyer de leurs parents y
compris ceux qui poursuivent des études dans des établissements d’études supérieures reconnus au
niveau étatique ;
– les enfants célibataires qui vivent à la charge de leurs parents et qui présentent un handicap physique
ou mental, mais qui peuvent travailler, sans qu’ils constituent une charge financière supplémentaire pour
l’Etat d’accueil.
c) Le Gouvernement de la République du Kosovo octroie aux employés expatriés et à leur conjoint,
partenaire, et à tout membre de leur famille à leur charge, les privilèges et immunités suivants :
– délivrance d’un permis d’entrée et de visas à entrées multiples et délivrance de titres de séjour sur le
territoire de la République du Kosovo ;
– droit d’importer en franchise leur mobilier et leurs effets personnels lors de leur première prise de
fonction en République du Kosovo à des fins d’usage personnel ;
– délivrance de toute autorisation nécessaire au libre transfert des effets personnels à destination et en
provenance de la République du Kosovo ;
– délivrance au conjoint ou au partenaire de l’employé expatrié d’un permis de travail valide pour la
même période que le visa ou le permis d’entrée de l’employé expatrié concerné, permettant au conjoint
ou au partenaire de travailler en République du Kosovo, en conformité avec la législation kosovare.
d) Le Gouvernement de la République du Kosovo octroie aux employés expatriés les privilèges et immunités
suivants :
– exonération d’impôt sur le revenu ou de tout impôt similaire se rapportant aux émoluments et
allocations qui leur sont versés en raison de leur activité pour le Groupe AFD et Expertise France en
République du Kosovo ;
– immunité de juridiction pour les actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions. Cette
immunité ne saurait les exempter de la juridiction de la Partie française.
7.3. Personnel du Groupe AFD ou d’Expertise France de nationalité kosovare ou résidant en République du
Kosovo
Dans le cadre de ses activités en République du Kosovo, le Groupe AFD et Expertise France peuvent employer
des salariés de nationalité kosovare ou résidant en République du Kosovo, conformément aux lois et à la
réglementation kosovares en matière de droit du travail et de sécurité sociale.
Ces salariés jouissent de l’immunité de juridiction pour les seuls actes accomplis dans l’exercice de leurs
fonctions.
7.4. Missions temporaires en République du Kosovo
Afin de mener à bien ses activités en République du Kosovo, le Groupe AFD et Expertise France peuvent
envoyer des missions temporaires en République du Kosovo ou mandater des consultants pour réunir les
informations nécessaires à la préparation et/ou à l’exécution des projets.
Le Gouvernement de la République du Kosovo prend les mesures nécessaires pour que les membres des
missions temporaires obtiennent dans des délais réduits les autorisations nécessaires à leur entrée, à leur séjour et à
leur sortie du territoire de la République du Kosovo.
En ce qui concerne la réglementation en matière d’immigration, les membres de ces missions temporaires
bénéficient des réglementations applicables aux personnels en mission des institutions financières internationales
de développement qui mènent des activités en République du Kosovo.
Le Gouvernement de la République du Kosovo octroie aux membres des missions temporaires l’immunité de
juridiction pour les actes accomplis dans l’exercice officiel de leurs fonctions. Cette immunité ne saurait les
exempter de la juridiction de la Partie française.
Article 8 - Mise en œuvre de l’accord
8.1. Afin de faciliter les démarches du Groupe AFD et d’Expertise France pour la mise en œuvre de ses activités,
la République du Kosovo transmet toutes les informations nécessaires à ses institutions afin de permettre la pleine
exécution du présent accord dans les meilleurs délais ; elle prend toutes les mesures internes nécessaires à cet effet.
8.2. A compter de l’entrée en vigueur du présent accord, le Groupe AFD et Expertise France sont autorisés à
produire le présent accord, soit par référence, soit au moyen d’une copie, devant toute autorité, tout fonctionnaire et
plus généralement, devant toute administration publique de la République du Kosovo. Pour permettre aux
bénéficiaires de financements octroyés par toute entité du Groupe AFD ou par Expertise France ou aux co-
contractants de toute entité du Groupe AFD ou d’Expertise France de demander l’application des droits énoncés
dans le présent accord, le Groupe AFD et Expertise France sont autorisés à communiquer une copie du présent
accord auxdits bénéficiaires ou cocontractants, afin qu’ils puissent la présenter aux autorités concernées.
Aucune disposition législative, réglementaire ou autre disposition prenant effet après l’entrée en vigueur du
présent accord ne peut porter atteinte aux droits et privilèges du Groupe AFD ou d’Expertise France prévus par le
présent accord.
Article 9 - Entrée en vigueur, durée, dénonciation et modification
9.1. Entrée en vigueur
Chacune des Parties notifie à l’autre Partie par écrit, par la voie diplomatique, l’accomplissement des procédures
constitutionnelles requises en ce qui la concerne pour l’entrée en vigueur du présent accord, qui prend effet le
premier jour du deuxième mois suivant le jour de réception de la dernière notification.
Immédiatement après l’entrée en vigueur du présent accord et conformément à l’article 102 de la Charte des
Nations unies, le Gouvernement de la République française procèdera à l’enregistrement du présent accord auprès
du secrétariat des Nations unies et informera le Gouvernement de la République du Kosovo dudit enregistrement
par la transmission du numéro d’enregistrement des Nations unies, dès réception de la confirmation de la part du
secrétariat des Nations unies.
Le présent accord s’applique aux contrats en cours conclus par toute entité du Groupe AFD ou par Expertise
France en République du Kosovo.
9.2. Amendements au présent accord
Les Parties peuvent, à tout moment et d’un accord commun, amender par écrit le présent accord. Tout
amendement prend effet après l’accomplissement par chacune des Parties des procédures internes requises en ce
qui la concerne, telles que décrites à l’article 9.1, alinéa 1, du présent accord, et fait partie intégrante du présent
accord.
9.3. Règlement des différends
Tout différend entre les Parties découlant de l’interprétation ou de l’application du présent accord, de ses
éventuels accords complémentaires ou de toute question relative au Groupe AFD, à Expertise France, aux
représentations ou aux relations entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la
République du Kosovo en lien avec le présent accord, est réglé à l’amiable par négociation directe entre les Parties
par la voie diplomatique.
9.4. Durée et dénonciation
Le présent accord est conclu pour une durée indéterminée, mais il expirera au plus tard à la date de l’adhésion de
la République du Kosovo à l’Union européenne.
Il peut être dénoncé à tout moment par chacune des Parties, moyennant un préavis écrit de six (6) mois notifié
par la voie diplomatique à l’autre Partie. Dans ce cas, l’accord cesse d’être valable dans un délai de six (6) mois
après la date de réception de la notification. La dénonciation du présent accord n’affecte pas les contrats ou
conventions en cours conclus pendant la période de validité de celui-ci.
Fait à Paris, le 7 juillet 2020, en deux (2) exemplaires originaux, chacun en langues française, albanaise et serbe,
les trois textes faisant également foi.
Pour le Gouvernement de la République française :
F RANÇOIS D ELATTRE
Secrétaire général du ministère
de l’Europe et des Affaires étrangères
Pour le Gouvernement de la République du Kosovo :
A VDULLAH H OTI
Premier ministre de la République du Kosovo
Textes applicables et chronologie
Le texte fiscal reproduit est la convention France–Yougoslavie du 28 mars 1974, et non une convention nouvelle signée avec le Kosovo. L’accord de succession par échange de lettres entré en vigueur le 6 février 2013 énumère expressément cette convention au point 12 de son annexe parmi les textes continuant à lier la France et le Kosovo. Les dates fiscales de 1975 dans la convention sont celles du texte d’origine ; l’accord de 2013 établit séparément sa continuité dans la relation avec le Kosovo. Lire l’annexe de l’accord de succession.
Accéder à un article
Accès direct aux principales stipulations identifiables dans les textes présentés ci-dessous.
Convention franco-yougoslave de 1974 applicable entre la France et le Kosovo
Texte présenté dans cette page
- Personnes visées
- Article 1er
- Impôts visés
- Article 2
- Résidence ou domicile fiscal
- Article 4
- Établissement ou représentation permanente
- Article 5
- Bénéfices ou revenus des entreprises
- Article 7
- Dividendes
- Article 10
- Intérêts ou revenus de créances
- Article 11
- Redevances ou droits analogues
- Article 12
- Gains en capital ou plus-values
- Article 13
- Non-discrimination
- Article 24
- Procédure amiable
- Article 25
- Échange de renseignements
- Article 26
- Entrée en vigueur
- Article 29
- Dénonciation
- Article 30
Documents officiels
Convention et actes applicables
Impôts sur le revenu
Convention du 28 mars 1974 (ex-Yougoslavie) (Journal officiel du 13 septembre 1975)
En vigueur. Applicable entre la France et le Kosovo par succession d'État.
- Signé le
- 28 mars 1974
- Entrée en vigueur
- 1er août 1975
Prise d’effet : Convention ex-Yougoslavie de 1974 : retenues dividendes et paiements visés à l’art. 10 §5 depuis le 1er janvier 1975 ; autres revenus : année 1975, malgré entrée le 1er août 1975. EDL de 2013 confirmant l’applicabilité au Kosovo à distinguer.
Lire le texte · Publication officielle
- Protocole associéEn vigueurPrécise les activités accessoires au transport international et la portée de la clause de non-discrimination.Lire ce textePublication officielle
Échange de lettres des 4 et 6 février 2013 (Journal officiel du 26 avril 2013)En vigueur
Entré en vigueur le 6 février 2013 ; assure la succession d'État et le maintien de la convention de 1974.
- Signé le
- 6 février 2013
- Entrée en vigueur
- 6 février 2013
Publications officielles
- Texte reproduit dans le dossierConvention France–Yougoslavie de 1974, applicable au Kosovo (PDF)
- Texte officiel complémentaireAccord de succession d’État
Publication dirigée par Lyès Kaci, avocat au Barreau de Paris.